samedi 20 janvier 2018

Association La Maison Verte : Prévention, vous avez dit prévention ?

L"Harmattan - Janvier 2018 - Etudes psychanalytiques


Admis et partagé par l'ensemble des intervenants dans les lieux d'accueil Enfants-Parents, le terme de "Prévention" reste trop générique pour préciser la pratique et l'encadrement des troubles et dysfonctionnements importants auxquels il s'applique. Cet ouvrage retranscrit le colloque de La Maison Verte, lieu d'accueil ouvert aux jeunes enfants et aux parents, qui s'est tenu en janvier 2017.

La Maison Verte a ouvert ses portes en janvier 1979 à Paris dans le 15e arrondissement. Il s'agissait d'offrir un lieu ouvert sur la cité où le tout-petit et ses parents pourraient venir quand ils le désiraient, sans rendez-vous, sans nécessité de formuler une demande. Dans cet espace, les accueillants se rendent disponibles pour écouter les questions que posent les tout-petits et aussi celles qui surgissent naturellement chez tout nouveau parent. C'est pour soutenir cette idée que Françoise Dolto et quelques autres ont élaboré un dispositif s'appuyant sur trois principes : la présence des parents avec l'enfant, l'anonymat, la participation financière demandée aux parents.

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vendredi 19 janvier 2018

Marina Aguilar Salinas : Littérature agraphique : quel type de jouissance ? Une approche psychanalytique d'orientation lacanienne

Éditions universitaires européennes - Octobre 2017


La présente recherche part du ratage généralisé de la littérature contemporaine. La théorie des six paradigmes de la jouissance développée par Jacques-Alain Miller peut nous éclairer à propos des écrivains agraphiques, ceux qui ont des sérieux problèmes pour écrire depuis -et même avant- Kafka jusqu'à nos jours. Nous proposons une étude de ce que l’écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas nomme la « littérature de la négation». Il suggère qu’il existe une incapacité à écrire dans la littérature contemporaine qui s'est répandue depuis la fin du XIXe siècle. Le terme lacanien de lalangue met sur la piste d'un type de jouissance: la jouissance de l’Un, jouissance sinthomatique de la littérature du non. Le sinthome consiste à dire non au désir de l’Autre. Cela ne constitue aucun critère diagnostique différentiel. Précisément, en cela consiste sa validité aussi bien pour le cas de la névrose que pour celui de la psychose ou de la perversion. Indépendamment de la structure du sujet, la jouissance de l'écriture de la Négation se passe de l’Autre là où il fait appel avec son désir. C’est une fuite.

Marina Aguilar Salinas est titulaire d’une Licence de Philosophie, un Master de Philosophie et un Master de Psychanalyse. Son travail aborde la notion de narration en rapport avec l’impossible. Elle a publié des récits de fiction, des nouvelles et des essais.

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Abords 35-36 : La psychanalyse vivante. Qu’est-ce que psychanalyser au XXIe siècle ?

Bulletin de L'ACF-MAP - Décembre 2017



Éditorial

Élisabeth Pontier

L’AMOUR EN TOUTE(S) LETTRE(S)

2+0+1=2

Esthela Solano-Suárez

Une lettre d’âmour

Françoise Haccoun

Folie d’amour, folie féminine

Béatrice Marty

Marthe Robin, corps « folié »

et amour « fou »

Benoît Kasolter

Lettre d’amour :

un savoir sur le non-rapport sexuel

Isabelle Bayer-Moïa

Les lettres d’amour non envoyées

Élisabeth Pontier

Une lettre d’âmour – Que sont un homme et une femme pour la psychanalyse d’orientation lacanienne ?

Dalila Arpin

ÉTUDES

Introduction

Dominique Pasco et Patrick Roux

Barbey d’Aurevilly avec Lacan

Don Juan, prédation ou comptage ?

Hervé Castanet

Le transfert inaugural : l’amitié entre Sigmund Freud et Wilhelm Fliess

Patrick Roux

Théorie du passage à l’acte : le crime des sœurs Papin

Marie-Claude Pezron

Le corps du schizophrène

Philippe Devesa

La parole et son bruissement

Carine Thieux

Le corps dans tous ses états

Patrick Monribot

NUIT DE BOUT EN BOUT DE LA PSYCHANALYSE, DES ARTS VIDÉO ET DE LA PERFORMANCE

ART ET PSYCHANALYSE

Vivre ensemble ?

Pamela King

Collection

Gérard Wajcman

De la sublimation à l’S.K.beau

Françoise Denan

Utopies de Roland Barthes

Pierre Falicon

PLUME ALERTE

Plume alerte : le désir au fil des pages

Sylvie Goumet

Quand la pensée vient au corps

Marcher, courir, nager, Le corps en fuite, Philippe Mengue

Sylvie Goumet

Préface au livre de Serge Moro :

Brèves de trail, Aphorismes et Billevesées

Un coureur avisé

Jacques Ruff

La fabrication des enfants

Claudine Boiteux

Destins du désir, Études cliniques

Pierre Falicon

Entrées dans la psychose, Études cliniques

Chantal Bonneau

À propos de L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance

Laurence Martin

À propos de Comprendre Jacques-Alain Miller

Une interview de Hervé Castanet »


mercredi 17 janvier 2018

Insistance n°7 : Clinique, écriture et poésie de l'Hilflosigkeit

Erès - Octobre 2017


Freud a reconnu dans la détresse une expérience incontournable et inhérente à la condition humaine, qui est celle d'être jeté dans l'étranger, dans une dépendance absolue à l'Autre et confronté à l'énigme de son désir. Pour désigner ce qui est un véritable acte de naissance du sujet, Freud a recouru à un terme de l'allemand courant, Hilflosigkeit, sans en faire un concept. Avec Lacan, la dimension tragique de ce passage primordial se trouve accentuée par sa mise en perspective avec la fin de l'analyse.
Aussi fréquente que soit la détresse, dans les situations les plus extrêmes de la vie comme dans la répétition transférentielle, elle a cette propriété très particulière de donner lieu à certains renversements : avec l'Hilflosigkeit la déréliction peut se muer en béatitude, voire en extase ; les frontières entre l'intérieur et l'extérieur s'estompent, laissant place à ce qui pourrait s'appeler une relation intime avec le réel.
De déliaison en déliaison, se profile une position orpheline où se jouent les destins paradoxaux de la rencontre avec le « sans fond » : consentir à ce risque, s'y exposer, c'est pouvoir prendre appui sur le vide, du côté de la création. Y être exposé serait encourir le risque d'être perdu. Entre ces deux-à-pics s'ouvre l'écart acrobatique que l'artiste tenterait de maintenir.

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mardi 16 janvier 2018

Revue de psychothérapie psychanalytique de groupe 2017/2 (n° 69) : Le groupe et l'étranger

Erès - Janvier 2018


Page 5 à 7 : Denis Mellier, Henri-Pierre Bass - Introduction. Une radicale étrangeté au cœur du groupe | Page 9 à 18 : Klimis Navridis - L’être-ange et l’être-d’ailleurs dans le groupe | Page 19 à 35 : Jean-Pierre Vidal - Le groupe et l’« étrangéreté » inassimilable de l’inconscient freudien ! « Une révolution képlérienne inaccomplie » ! | Page 37 à 51 : Jean-Bernard Chapelier - Scazzicare : des rites de possession à l’analyse de groupe | Page 53 à 62 : Haydée Popper-Gurassa - Accueillir l’étranger ? | Page 63 à 75 : Emmanuel Diet - L’accueil du « nouveau » | Page 77 à 91 : Bernard Duez - De l’intime intrus à l’étranger et à l’Autre de l’autre | Page 93 à 102 : Philippe Drweski - Le double étranger : une configuration du lien et de l’identité | Page 103 à 116 : Radu Clit - L’appartenance, le double et l’ensemble en psychothérapie psychanalytique de groupe | Page 117 à 129 : Vincent Cornalba - Désaveu et pactes inconscients dans la clinique en placement familial | Page 131 à 145 : Anastasia Toliou - Un étranger en soi. Groupe analytique en cothérapie et psychose au long cours | Page 147 à 158 : Aurélie Maurin, Bernard Pechberty - De la pluridisciplinarité dans un groupe d’analyse des pratiques professionnelles : illusion corporatiste et figures de l’étranger | Page 159 à 171 : Catherine David - Quand la reconnaissance de l’intimité professionnelle stimule l’accueil de l’étranger | Page 173 à 181 : Jaak Le Roy - Recherches et dispositifs transculturels dans l’œuvre de Jean Claude Rouchy | Page 183 à 192 : René Kaës - Le concept de groupe d’appartenance et le problème de migration des concepts | Page 193 à 198 : Édith Lecourt - Silence collectif et bruissement de groupe à propos de crypte et d’incorporats culturels | Page 199 à 214 : Élisabeth Darchis - Le parcours précurseur de Jean Claude Rouchy. Réflexions et souvenirs sur l’enseignement du transfert dans le groupe | Page 215 à 227 : Pablo Castanho, Maria Inês Assumpção Fernandes - A psychoanalytical perspective on small multilingual groups: at the crossroads of political, historical, cultural, group and individual phenomena | Page 229 à 238 : - Notes de lecture.

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lundi 15 janvier 2018

Collectif : Et si nos vies n’étaient qu’énigme ?

Champ Social - Septembre 2017 - Collection : Psychanalyse


Il y a chez l’être humain – parlêtre dirait Lacan – cette vibration intime et secrète de la chair depuis que le Verbe l’a percuté et cette vibration, cette pulsation, c’est le vivant.
Depuis toujours, l’homme a été intrigué par ce vivant mystérieux. Il a voulu le comprendre, l’expliquer, le maitriser, l’évaluer, etc.
Il en appelé à l’écriture, à l’image, à la philosophie, aux mathématiques, à l’art, aux religions, et plus que jamais à la science. Ainsi sommes nous passés de Thalès calculant la hauteur de la pyramide de Khéops en mesurant l’ombre portée de son corps, à Armstrong marchant sur la lune…
La science dont la fonction est d’établir des rapports n’avait pas, jusqu’à il y quelques décennies, répondu aux « origines » et aux « fins ». Désormais, elle le veut. Et le prouve en dissociant, par exemple, la parentalité de la reproduction ou en nous promettant l’éternité ! 
Naguère, la puissance du réel était dévolue au divin. Désormais, le discours scientifique s’en empare prouvant une fois de plus que rien n’est plus insupportable que le réel, rien n’est plus déconcertant que l’impossible à dire et à se représenter. Alors, autant le confondre, ce réel, avec la réalité !
Mais, paradoxalement, plus ce discours se veut riche de promesses et plus notre errance s’accroit, ne sachant pas davantage d’où nous venons ni même où nous allons.
« L’(psy) analyse trouve sa diffusion en ceci qu’elle met en question la science comme telle- science pour autant qu’elle fait de l’objet un sujet, alors que c’est le sujet qui est de lui même divisé. » Lacan, Séminaire XXIII, p. 36.

Les auteurs : Marc Lévy, Augustin Menard, Patrick Lévy, Esthela Solano, Jacques Borie, J.-P. Laumont, Catherine Vidal, Valerie Arrault, J.-D. Causse, J.-M. Besnier.

Actes du colloque organisé par le Collège des humanités les 24 et 25 septembre 2016.

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dimanche 14 janvier 2018

René Frydman et‎ Muriel Flis-Trèves (dir.) : La mémoire nous joue-t-elle des tours ? Colloque GYPSY XVII

PUF - Janvier 2018


Quel est le plus déconcertant dans la mémoire, que l'on se souvienne ou que l'on oublie ? Se souvient-on davantage des drames ou des événements heureux ? Pourquoi un mot ou une image peuvent-ils faire revenir la mémoire ? Souvenirs et mémoire, est-ce identique ? Si la mémoire ramène au présent ce qui est oublié, elle est supposée enregistrer des informations venant d'expériences et d'événements divers, les conserver et les restituer. Elle a aussi pour fonction de donner une représentation présente d'une chose absente. Mais ce n'est pas si simple. Les émotions influencent la mémorisation, certains souvenirs nous hantent répétitivement, insistent, têtus, alors qu'à l'inverse des pans de mémoire sont effacés, comme dans le cas de certaines maladies impliquant une dégénérescence neurologique. Des mémoires refoulées resurgissent en traces dans la cure psychanalytique, et la mémoire post-traumatique s'inscrit dans l'histoire d'un destin et de ses origines. Si les souvenirs ne sont pas exacts, au moins sont-ils vrais ? Est-il possible de créer des souvenirs et peut-être de créer des faux souvenirs ? Capricieuse, intermittente, la mémoire nous joue des tours, toute sorte de tours et même de détours.

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