dimanche 18 février 2018

Marc Thiberge : Essai sur la psychanalyse et la postmodernité

L'Harmattan - Janvier 2018


La question de ce qui fait l'humain concerne la réalité psychique subjective et singulière en même temps que la réalité sociale culturelle humaine. Ce manque d'articulation avec des disciplines telles que l'ethnologie et la linguistique explique le désintérêt du public face à la psychanalyse. Elle ne peut rester en dehors de la construction des sciences sociales. Cet ouvrage souhaite contribuer au remaniement profond de la psychanalyse en l'actualisant, grâce aux pratiques et aux sciences sociales.

Marc Thiberge est médecin, psychiatre et psychanalyste, membre de l'ex École freudienne de Paris, cofondateur de l'Invention Freudienne et de l'Association A.L.T.E.R.S. Il exerce en libéral et dans différentes institutions.

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samedi 17 février 2018

Paul Federn : Investissement du Moi et actes manqués

Editions d'Ithaque - Juillet 2017


Paul Federn (1871-1950) a ouvert la voie à l'abord psychanalytique des psychoses et à la compréhension métapsychologique de ces éprouvés limites du Moi auxquels la clinique ne cesse de nous renvoyer aujourd'hui. Quatrième adhérent de la Société psychologique du mercredi, ce psychiatre de formation devient vice-président de la Société psychanalytique de Vienne en 1924 et le représentant de Freud pour tout ce qui concerne sa pratique clinique. Son lien au fondateur de la psychanalyse fut aussi profond que sa loyauté fut exemplaire, au point que ce dernier le surnomma "l'apôtre Paul". En présentant deux de ses textes jusqu'alors inédits en français, le groupe de recherches Paul Federn, dirigé par Florian Houssier, rappelle ici l'importance historique de ce pionnier auquel Jean Laplanche et Didier Anzieu ont su rendre hommage au fil de leurs travaux. Si le premier texte nous engage à écouter nos patients à travers l'exploration des frontières du Moi dans la psychose, les rêves ou les actes manqués, le second, plus anthropologique, s'inscrit dans la continuité du débat avec Freud à propos de la horde primitive et de l'organisation de la société. Au clinicien contemporain de juger, à l'aune de sa pratique, s'il reprendrait aujourd'hui à son compte l'accusation de "déviationnisme" dont Federn fut l'objet par certains de ses pairs de l'époque.

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vendredi 16 février 2018

Philip Pongy : Les complexes de culpabilité

Sauramps Médical - Février 2018 - Etudes et recherches en psychopathologie


On n'a jamais autant parlé de culpabilité que depuis qu'on s'est mis en tête de lui tordre le cou. Scier la branche sur laquelle elle nichait depuis des lustres ne la fait pas disparaître pour autant. L'oiseau délogé s'envole, tourbillonne, gagne la forêt profonde et se pose sur d'autres branches, vierges de tout contact, à telle enseigne qu'on ne le voit plus et que seul son chant étouffé peut nous en rappeler l'existence. Espèce en voie d'errance plus que de disparition, la culpabilité déserte la place publique pour les broussailles impénétrables de territoires vierges ou interdits. Qu'en est-il de ses origines ? Quelle forme clinique revêt-elle ? Peut-on l'atténuer chez le sujet qui en souffre ? A partir d'une étude clinique étayée sur 152 observations, l'auteur propose une distinction entre les différents modes d'expression cliniques des complexes de culpabilité dont l'origine, la compréhension et l'abord thérapeutique s'avèrent différents.

Philip Pongy est médecin psychiatre, psychanalyste, psychosomaticien, chargé d'enseignement à la Faculté de Médecine de Montpellier et ancien médecin généraliste. Il a créé en 1999 l'Ecole de Médecine Psychosomatique (EMP) qui a formé plus de 500 professionnels du soin à l'approche psychothérapique des maladies somatiques. Il a également été le concepteur et le responsable pédagogique du Diplôme Universitaire "Psychosomatique des maladies de l'adaptation" à la Faculté de Médecine de Montpellier-Nîmes entre 2008 et 2014, sous la direction universitaire du Pr Pascal Perney, médecin chef du service d'addictologie au CHU de Nîmes.

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jeudi 15 février 2018

Adam Phillips : Les plaisirs non défendus

Gallimard - Mars 2018 - Collection : Connaissance de l'inconscient


Les plaisirs non défendus est un essai à égale distance de la morale pragmatique et de la psychanalyse, qui enrichit la psychanalyse d'une pensée différente : la sensibilité pragmatique de l'auteur, qui l'a rendu célèbre dans les pays anglo-saxons, prend en considération des valeurs morales fondamentales, à l'inverse de ce que préconise la fameuse attitude " neutre " que le psychanalyste est censé avoir. La grande littérature (Milton pour les interdits, Shakespeare pour la conscience morale, Beckett pour le pessimisme) fournit ses appuis à Adam Phillips, ainsi que la critique littéraire - toujours teintée d'ironie et d'un peu de méchanceté - en faveur chez les anglo-saxons. Le résultat est une redescription de certaines notions comme "obéissance", "interdit", "plaisir", "autocritique", "conscience morale". La règle analytique de l'"association libre" devient une désobéissance si on lui obéit. Le plaisir organise une Chute adamique que tout patient connaît sans d'abord en comprendre la raison : le paradis maternel n'est tel que d'avoir été perdu et, pour le retrouver, les fondamentalistes et les libéraux qui sommeillent en chacun tissent des liens imaginaires avec une mère tentatrice, donc consolatrice, bref : paradisiaque... L'auteur, fait ici son coming out de moraliste, alors que les livres précédents étaient philosophiquement moraux, mais pas ouvertement. L'époque y est pour quelque chose et l'auteur le dit bien en ouverture : "Ceux qui veulent nous changer sont ceux-là même qui veulent nous persuader que nos plaisirs reposent sur une erreur ; que ce qui nous plaît, et la manière de l'obtenir, nous est funeste ainsi qu'à autrui. Quelle que soit leur religion, les soi-disant fondamentalistes veulent trancher cette question (savoir ce qui devrait nous plaire) une fois pour toutes, et ils croient posséder le mode d'emploi. Les soi-disant libéraux, eux, veulent garder la question ouverte et qu'elle demeure indécidable, jusqu'à on ne sait trop quand. Ces deux groupes nous disent ce qu'est la vie que nous devrions aimer, comment la mener, les conversations et les discours que nous devrions attendre, comment les tenir. Les deux se définissent eux-mêmes par ce qu'ils interdisent. Leur devise : prenez soin des interdits et le reste prendra soin du reste."

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mercredi 14 février 2018

Collectif : Interdits et limites. Les conditions du vivre ensemble

In Press - Septembre 2017 - Collection : Psy pour tous


Entre les tenants du slogan de Mai 68 "il est interdit d'interdire" et ceux qui insistent sur la nécessité des limites, toutes les positions aujourd'hui sont possibles. Cette diversité constitue l'une des sources de malentendus les plus fréquentes entre les cultures, les familles, les personnes. La psychanalyse retrouve le même dilemme au coeur du fonctionnement psychique de chaque sujet où la tendance au laxisme total et l'attitude coercitive coexistent depuis les origines, entretenant des conflits permanents. Sans interdits et sans limites, aucune vie psychique n'est possible, aucune vie sociale non plus. Et la vraie question est de les clarifier, puis de les gérer, de telle sorte qu'ils ouvrent l'espace à l'expression et à l'échange, en chacun et entre les sujets, au lieu de le fermer. Une tâche indispensable, qui s'impose à chaque âge de la vie.

Paul-Laurent Assoun est psychanalyste (SPF), professeur à l'Université Paris VII et auteur de nombreux ouvrages. Gérard Bonnet est psychanalyste (APF), directeur de l'EPCI où il dispense un enseignement de psychanalyse à un large public. Christian Flavigny est psychiatre, psychanalyste (APF) et auteur en particulier de La querelle du genre (PUF, 2012). Caroline Lebrun est psychologue, psychanalyste. Elle travaille au Service de médecine préventive des étudiants de Sorbonne universités et est membre du CILA et de l'EPCI. José Morel Cinq Mars est psychanalyste, docteur en psychologie, et auteur du livre Quand la pudeur prend corps (PUF, 2002).

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mardi 13 février 2018

Alexis Rimbaud : Des mondes numériques au passage à l'acte. Monde réel, monde virtuel et troubles psychiques

De Boeck supérieur - Février 2018 - Collection : Oxalis


Cet ouvrage traite de l’incidence des technologies sur notre psychisme, sur le passage à l’acte et le rapport au réel. Il déplie une étiologie des troubles actuels tout en expliquant comment Internet et les objets connectés viennent nourrir les pathologies de notre temps et les évolutions sociétales relatives à la famille, le couple ou l’éducation des enfants. Cet ouvrage s’appuie sur l’expérience d'un expert de justice et sur une clinique du mal-être exprimée autour de la place de la communication instantanée, de l’immédiateté, de l’altération des relations humaines, de l’image de soi et par voie de conséquence, du rapport au corps.

Psychologue clinicien psychanalyste et ingénieur en nouvelles technologies, chargé d’enseignement à l’Université Paris VII Diderot, Alexis Rimbaud est également expert près la Cour d’appel de Versailles. Depuis plus 20 ans, à travers cette double formation, il expertise les éléments scientifiques de la scène de crime. Dans le cadre de ces travaux, il a développé des thérapies et des recherches sur l’incidence des nouvelles technologies du numérique sur les troubles psychiques, le mal-être, le passage à l’acte, mais aussi leurs insoupçonnables richesses en termes d’équilibre et de suppléance.


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dimanche 11 février 2018

Joseph Rouzel : La folie douce. Psychose et création

Erès - Février 2018 - Collection : Psychanalyse et travail social


Sans doute la folie douce s'opposet-elle à la folie furieuse, qui se manifeste dans des passages à l'acte souvent violents. Joseph Rouzel poursuit sa réflexion sur les liens entre psychose et création. Dans la foulée de son ouvrage La folie créatrice, l'auteur soutient une alternative au traitement des psychotiques. Très souvent, dans ses créations et productions, un psychotique met en oeuvre une forme d'auto-traitement qui lui procure un certain apaisement et appelle à une reconnaissance du corps social. Encore faut-il, et d'une : qu'on lui foute la paix ; et de deux : que ses productions, créations, inventions, trouvailles soient accueillies comme faisant signes d'un sujet et non d'un dysfonctionnement. A partir de récits de vies singulières (Jeannot et son plancher ; Glenn Gould et la musique ; Marcel Bascoulard, clochard céleste...), parfois tirés de l'expérience clinique (la sienne ou d'autres), l'auteur poursuit une nécessaire élaboration théorique dans le fil des histoires ici contées.

Après avoir exercé de nombreuses années comme éducateur spécialisé auprès de divers publics (psychotiques, toxicomanes, cas sociaux...) et formateur de travailleurs sociaux (Toulouse, Montpellier), Joseph Rouzel est aujourd'hui psychanalyste en cabinet et formateur en libéral. Il a publié de nombreux articles dans la presse spécialisée et des ouvrages chez Dunod et chez Erès.

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