jeudi 27 novembre 2008

Essaim n°21

L'Erre de la métaphore



Parution : octobre 2008
Editeur : Erès
Prix : 25 €

La dimension topologique traverse tout l'enseignement de Lacan. Ce numéro présente les grandes étapes de cette référence et interroge son statut au regard des notions de modèle, de métaphore et de réel. Il déplie quelques uns des enjeux de la topologie pour la psychanalyse et sa transmission. Le symptôme est l'un de ces enjeux.

Ont participé à ce numéro : CARINA BASUALDO - FERNAND CAMBON - YANN DIENER - JACQUES LACAN - MARIE-CLAUDE LAMBOTTE - EDUARDO MAHIEU - RENE MAJOR - SEVERINE MATHELIN - SOPHIE MENDELSOHN - BERTRAND OGILVIE - ERIK PORGE - PHILIPPE PORRET - RENATE SACHSE - MARIE-JEAN SAURET - DOMINIQUE SIMONNEY - JEAN-LOUIS SOUS - JEAN-MICHEL VAPPEREAU - SIMONE WIENER -

Le Couple : conjoints, amants, parents

Dialogue Hors-série
Revue de recherches cliniques et sociologiques sur le couple et la famille



Parution : novembre 2008
Editeur : Erès
prix : 20 €

Table des matières

Introduction
Vincent Garcia

Le couple : un cheminement psychique exigeant, débutant précocement
Claude Zenatti

Le passage du couple conjugal au couple parental : un chemin semé de « mines interpersonnelles »
Leticia Solis-Ponton

Le couple : espace identitaire à trois facettes
Vincent Garcia

L’inquiétante exogamie
Claude Pigott

Les malices de Cupidon
Fantasmatiques combinatoires du conjugal et du parental
Jean Maurice Blassel

La chambre des époux
Pierrette Zenatti

Revisiter l’oedipe en couple lors de l’arrivée d’un enfant
Françoise Payen

Un exemple littéraire : le couple et Lady Chatterley
Florence Bécar

Psychanalyse N°13

Le discours hystérique. Le père et ses noms. Sur Gödel



Paration : octobre 2008
Editeur : Erès
Prix : 20 €

Que devient le père ? Dans les formules de la sexuation de Lacan, désormais célèbres au point de pouvoir bientôt figurer dans tel ou tel manuel scolaire, le père n’y est plus, remplacé par x. Reste ce qui était sa fonction : présentifier l’exception qui fonde l’ensemble de tous, hommes et femmes, en tant que commandés par la fonction phallique (pour résumer, le fait d’être astreints au bla-bla). Plus subtil encore, cet x répondait, dans les élaborations antérieures, au nom de père réel, à ne pas confondre avec le père « primitif » qui, à la différence du « réel », est censé jouir. Cet x n’est pas pour autant inconnu, en ceci qu’il fait l’objet d’une proposition de Lacan. Dans « L’étourdit » en effet, cet x « énonce l’existence d’un sujet à la poser d’un dire que non » à la fonction phallique. Ainsi le sujet ne serait sujet qu’à se refuser à la loi d’airain du langage qui ne le signifierait qu’en le zappant. Autrement dit, c’est à postuler originairement à cette fonction d’agent de la castration (dire que non) que votre fille (ou fils) ne serait pas muette. Ça donne au père d’autres galons que ceux de l’antidéclin. À suivre...

Cliniques méditerranéennes n°78

Du Malaise dans la culture à la violence dans la civilisation



Parution : octobre 2008
Editeur ; Erès
Prix : 25 €

Rédacteurs en chef : Roland Gori et Marie-José Del Volgo

Notre civilisation tend à promouvoir l’idéal d’un sujet performant, « entrepreneur de lui-même » et soucieux de sa « rentabilité comportementale ». Que deviennent les symptômes et les traitements « psys » dans cette culture de la haine, avatar d’une hypothétique « hypermodernité » ? La médicalisation de l’existence, la transformation du soin et l’instrumentalisation des pratiques psychologiques se déduisent de ces « nouvelles normes » sociales et culturelles. La violence extrême des contre-conduites culturelles et individuelles révèle cette résistance du sujet à se voir transformé en « exemplaire de l’espèce », que ce soit dans le soin, le lien social ou le style de vie.

Winnicott, sa vie, son oeuvre

Francis Robert Rodman



Paru le: 20/11/2008
Editeur : Erès
Collection : La maison jaune
Prix : 28 €

Winnicott (1896-1971), pédiatre, psychanalyste, clinicien hors pair, théoricien créatif ouvert sur le monde, a marqué de manière décisive le monde analytique, celui de tous les professionnels de l'enfance, et tout autant influé sur l'évolution des idées.
Si les concepts qu'il a forgés sont encore aujourd'hui largement utilisés - objet et phénomènes transitionnels, le jeu comme espace potentiel, la mère suffisamment bonne, le holding et le handling, le self et le faux-self, la capacité d'être seul. - et s'il a inspiré nombre de pratiques cliniques et d'ouvrages consacrés à son œuvre c'est la première fois qu'est proposée au lecteur francophone une biographie complète étoffée de cet homme d'exception, réputé pour sa chaleur humaine, son acuité intellectuelle et son sens de l'humour.
"En fait, je glane une chose et une autre çà et là, me penche sur l'expérience clinique, élabore mes propres théories et puis, tout à la fin, je cherche à voir ce que j'ai volé et où", dit Winnicott. Comme les autres analystes du "groupe des indépendants", Winnicott s'inscrit dans la tradition britannique de l'empirisme. L'auteur restitue le climat; les traditions d'une époque et l'ambiance familiale dans lesquels a grandi et évolué cet homme qui a mis au premier plan la question de l'environnement dans sa conception du développement de l'enfant.
Il fait apparaître les influences, scientifiques, religieuses et littéraires, qui ont présidé à sa pensée et à son style. Rodman distingue deux périodes dans la vie de Winnicott: la première, de 1896, année de naissance à Plymouth, à 1952, raconte son enfance, sa jeunesse, son passage de la pédiatrie à la psychanalyse, ses expériences, ses formations, ses relations et ses différends avec les protagonistes de la psychanalyse d'enfant, Melani Klein en particulier.
La seconde, de 1953 à sa mort en 1971, est la période de la maturité, où il affirme ses positions d'analyste "indépendant", et surtout, c'est une période de création intense pendant laquelle il construit ses propres théories et multiplie les publications et les conférences. "Pour faire de la recherche, il faut avoir des idées. Il y a une orientation subjective dans l'investigation", écrivait Winnicott, et c'est un peu de cette subjectivité que dévoile Rodman dans ce livre.

Donald W. Winnicott - Une nouvelle approche

Laura Dethiville



Paru le: 19/11/2008
Editeur : Campagne Première
Prix : 18 €

Donald W. Winnicott n'a cessé d'innover, d'inventer, de proposer des solutions inattendues dans la pratique analytique lorsqu'il constatait que l'expérience clinique " ne collait pas avec la théorie ". D'où une œuvre dispersée, aux concepts parfois confus, qu'il était nécessaire de clarifier. Laura Dethiville s'y emploie en reprenant et en expliquant les notions majeures du corpus théorique (objets transitionnels, self, faux self, importance de l'environnement, dissociation.
), et en montrant comment Winnicott s'est révélé un étonnant précurseur des soins à apporter aux maux symptomatiques de notre société : pertes d'identité, anorexie ou boulimie, délinquance, maladies psychosomatiques, troubles scolaires. Cette précieuse initiation à la pensée de Winnicott fait de cet ouvrage un outil de réflexion indispensable à la connaissance de cette œuvre.

Le complexe de Médée - Quand une mère prive le père de ses enfants

2e édition revue et augmentée
Alain Depaulis



Paru le: 19/11/2008
Editeur : De Boeck
Collection : Oxalis
Prix : 27 €

Dans le théâtre d'Euripide, une femme, Médée, assume en toute lucidité le meurtre de ses enfants.
Ce drame recouvre en fait une réalité terriblement humaine. Cette étude en décèle la trame dans les affaires criminelles (certains types d'infanticide), la clinique infantile (certains cas d'aliénation mentale de l'enfant) et les affaires familiales (des pères privés de leur enfant). à travers les situations décrites, une constante s'impose: une femme abandonnée par son mari réduit son enfant à un objet de vengeance.
Le présent essai décrit des situations qui répondent aux caractéristiques de la tragédie grecque et démontre l'hypothèse évoquée par certains psychanalystes d'une structure latente qui conduit sous sa forme exacerbée au meurtre de l'enfant: le complexe de Médée. Dans cette nouvelle édition, l'auteur confirme et démontre par une illustration clinique inédite, l'existence de la structure médéique dans certains cas de séparation parentale: lorsqu'une mère use de tous les subterfuges possibles pour priver le père de son enfant afin de se venger de lui (ce qui le distingue du Syndrome d'Aliénation Parentale).
Cet ouvrage intéressera tout particulièrement les professeurs et étudiants du 2e cycle en psychologie, Les psychanalystes, les psychologues, les psychiatres ainsi que les criminologues, les juges pour enfants, les juges aux affaires familiales et les travailleurs sociaux.

Un sujet sans moi - Psychanalyse et expérience mystique

Sean Wilder



Paru le: 14/11/2008
Editeur : Epel
Collection : Essais
Prix : 14 €

Pour en avoir fait lui-même l'expérience et s'être par ailleurs engagé dans une pratique analytique, Sean Wilder interroge ici ce que la psychanalyse a pu dire de l'extase mystique.
Freud, Lacan et Winnicott lui offrent des réponses diverses. Si chacun utilise le concept de moi, c'est en des sens très différents : Freud émet une condamnation qui assimile sentiment océanique et expérience religieuse ; Lacan prête une oreille plus attentive aux élaborations mystiques et à leur mode de subjectivation ; Winnicott forge te concept surprenant d'orgasme du moi pour désigner des états de non-intégration proches de ce que Henri Michaux - lui aussi convoqué - nomme le domaine du calme.
Prenant un appui critique sur ces travaux, mais aussi sur sa pratique du zen, l'auteur revisite l'expérience mystique. Loin de ne concerner qu'elfe, sa contribution questionne ta consistance du savoir avec lequel l'analyste rend compte de sa pratique.

Dictionnaire Lacan

Jean-Pierre Cléro



Paru le: 13/11/2008
Editeur : Ellipses Marketing
Prix : 18 €

jeudi 20 novembre 2008

Mère et fille - Une correspondance (1913-1962)

Françoise Dolto



Paru le: 14/11/2008
Editeur : Mercure de France
Collection : Le petit Mercure
Prix : 5 €

" Il me semble qu'il arrivera sûrement un jour où tu oublieras tes déceptions d'éducatrice devant ta fille qui te paraît à tort en opposition avec toi et qui n'est que différente, avec les dons que tu lui as donnés, qui t'aime et t'estime à la fois comme une fille le peut vis-à-vis de sa mère et vis-à-vis d'une femme qu'elle juge à sa valeur.
" Cette lettre du 28 septembre 1935 de Françoise Dolto à sa mère Suzanne Marette est édifiante. Les relations des deux femmes ont toujours été complexes et leur correspondance sur près de cinquante ans en témoigne. Mais grâce à son travail et à la psychanalyse, Françoise Dolto aura su traverser le " halo d'opacité hostile " qui la maintenait prisonnière avec sa mère. Et elle le fit, comme elle ne cesse de le répéter et de le lui écrire, en ressentant une grande compassion pour sa mère dont elle comprenait la souffrance de fille.

Figures de la projection

Marie-Claire Durieux, Martine Janin-Oudinot, Collectif



Paru le: 12/11/2008
Editeur : PUF
Collection : Monographies et débats de psy
Prix : 30 €

L'ambiguïté du terme " projection " renvoie à celle du concept qui désigne de multiples manifestations psychiques et des tableaux cliniques très différents.
Si c'est d'abord son aspect pathologique que Freud expose avec la névrose d'angoisse et la paranoïa, il insiste ensuite sur le caractère normal et bénéfique de la projection et sur sa fonction intégrative, indispensable à la maturation du psychisme dès les premiers stades de son développement : que se passe-t-il dans le psychisme lorsque le processus de projection fait défaut, lorsque la distinction dedans-dehors est abolie, lorsque s'enraye le mouvement projection-introjection, lorsque, en somme, la projection devient c que nous avons choisi de nommer " a-projection " ? Ce volume propose une dialectique autour des figures de la projection et de " l'a-projection ".
Il s'agit de tenter d'éclairer les aspects de la projection dans des manifestations où le conflit externe, qui la rendait nécessaire, s'est résolu par un choix de névrose, évitant ainsi un développement pathologique au profit d'une " normalité " bien tempérée, bénéfique, et contribuant à faire ainsi de la projection une mesure de sauvegarde.

mercredi 12 novembre 2008

La guerre de la psychanalyse 2. Le front européen

Emile Jalley



Parution : octobre 2008
Editeur : L'Harmattan
Prix : 45 €

Dans ce deuxième volume, l'auteur développe le propos selon lequel l'implantation de la psychanalyse s'est heurtée à une forte résistance surtout dans l'université française, s'oppose aussi l'antithèse. La psychanalyse a été accueillie avec intérêt, critiquée de manière positive, et intégrée de façon créative, non seulement par les deux grands représentants de la psychologie francophone, Wallon et Piaget, mais aussi dans le champ vaste et multiforme d'une psychologie de la personnalité, développée entre 1920 et 1980.

La quête du dieu "Logos" (par trois psychanalystes)

Claude Pigott



Parution : octobre 2008
Editeur : L'Harmattan
Prix : 21 €

Freud avait évoqué un "dieu logos" celui des psychanalystes. Il serait le représentant de l'esprit scientifique. Prenant appui sur leurs expériences cliniques et leurs passés personnels respectifs, les trois analystes définissent une écoute objective nouvelle, située au-delà des divers particularismes culturels et religieux et qui serait le garant de leur objectivité. Cet ouvrage explore l'inconscient de l'homme, non seulement sur le plan individuel, mais aussi, sur ce qu'il a reçu de sa famille, de son milieu culturel et religieux.

Winnicott - Ou le choix de la solitude

Adam Phillips



Paru le: 06/11/2008
Editeur : L'Olivier
Collection : Penser/Rêver
Prix : 18 €

Cette biographie, due à son meilleur connaisseur, met la pensée de Winnicott en tension, voire en crise : il s'agit d'une biographie critique.
D'où, peut-être, le fait qu'on ait dû attendre vingt ans pour qu'elle paraisse en français. Dans les années 1980, en effet, le médecin parfois un peu trop positif du couple mère-enfant, que l'on se contentait souvent en France de voir comme un théoricien délicat et original, semblait installé à l'écart des conflits - ceux de la sexualité, ceux du pouvoir, et ceux, s'ils en diffèrent, de la psychanalyse.
Il a fallu du temps pour déchanter. La " capacité d'être seul " - titre d'un de ses articles célèbres paru en 1958 - deviendra une vision hautement conflictuelle et quasi négative de l'homme quand, en 1963, Winnicott écrira : " Chaque individu est un isolat, en état permanent de non-communication, inconnu en permanence, en fait jamais découvert . ".

Clinique de l'institution - Ce que peut la psychanalyse pour la vie collective

Jean-Pierre Lebrun



Paru le: 06/11/2008
Editeur : Erès
Collection : Point hors ligne
Prix : 25 €

Si nous pouvons convenir que l'institution doit toujours être en position de tiers, en surplomb de ses membres, il faut bien admettre que ce tiers n'est aujourd'hui bien souvent plus " garanti " par la tradition.
S'il est toujours de mise, il est désormais, sinon à inventer, au moins sans cesse à élaborer et à construire. Mais se repose alors la question de la légitimité pour cette construction : comment faire une institution, non plus à partir d'un établissement - un lieu où rien ne peut bouger et où les échanges sont figés par ce qui est prescrit -, mais à partir d'un groupe, d'un collectif ? Quelle voie frayer qui ne soit pas pur et simple rétablissement de l'autorité d'hier, mais qui, en revanche, reconnaisse la différence des places et ne dénie pas l'impossible auquel elle nous met en demeure de nous confronter ? L'auteur rend compte ici de son parcours dans la vie des groupes, de la clinique qu'il y a rencontrée et de la façon dont il s'est appuyé sur son travail d'analyste pour faire face au concret des situations.
Avec l'appui de Freud et de Lacan, il fait de ces questions l'enjeu de ce livre qui est rien de moins, sans doute, que penser comment réinventer la vie collective.

Alter ego

Michel Neyraut



Paru le: 06/11/2008
Editeur : L'Olivier
Collection : Penser/Rêver
Prix : 13 €

En parcourant d'un œil neuf les théories de Freud, de Lacan, de Melanie Klein, de Winnicott, et de.
Panurge, Michel Neyraut dresse, dans cette étude sur l'identification, une cartographie aussi sérieuse que drôle et documentée de la science des solutions imaginaires, qui répond à une question d'actualité : celle de savoir comment être unique alors qu'on cherche à être comme tout le monde. Aux " ready made " dont Kalachnikov, l'inventeur de la célèbre mitraillette, est un des héros inattendus, l'auteur oppose la valeur de l'errance, c'est-à-dire des hasards de l'identification.
Il poursuit la théorisation de nos identifications bigarrées, carnavalesques, en proposant que le concept d'" identème " y mette un peu d'ordre. Bref, Alter discute ici avec Ego pour le très grand plaisir d'une théorie qui n'est faite que de nous.

Freud et la question de l'angoisse - L'angoisse comme aspect fondamental

Christian Jeanclaude



Paru le: 01/11/2008
Editeur : De Boeck
Prix : 36 €

Après une analyse des différentes conceptions freudiennes de l'angoisse (de 1894 à 1938), l'auteur, dans cette nouvelle édition, propose d'unifier l'ensemble de façon plus simple en mettant en évidence le rôle de l'angoisse comme principal organisateur de l'appareil psychique. L'angoisse est alors envisagée comme le stimulant majeur qui nous fait vivre et agir, en particulier parce qu'elle nous permet, sous certaines conditions, de nous informer sur nos désirs inconscients. En montrant qu'il s'agit d'un mécanisme vital qui avertit le sujet d'un dysfonctionnement du principe de plaisir, l'auteur décale l'idée courante que l'on se fait de l'angoisse, à savoir que cet affect ne serait qu'un symptôme gênant.

Écrit dans un style tout à la fois limpide, rigoureux et facile à lire, cet ouvrage constitue une référence scientifique et psychanalytique s’adressant tout autant à l’étudiant en psychologie, à tout professionnel de la relation (psychanalyste, psychologue, soignant, éducateur, enseignant, conseiller en ressources humaines...) qu’à tout lecteur s’intéressant aux fondements psychiques de l’être humain et souhaitant acquérir des outils de pensée pertinents pour aborder l’angoisse.

jeudi 6 novembre 2008

La clinique lacanienne n°14

Le Corps. Matière et semblances



Editions Erès
Novembre 2008
prix : 25 euros

Coordination : GORANA BULAT-MANENTI - OLIVIER DOUVILLE - SILVIA LIPPI

Auteurs : MARGHERITA BALZERANI - ORSOLA BARBERIS - AHMED BOUHLAL - FRANCOISE DECANT - PAOLA DESFOURNEAUX - ISABELLE FLOC'H - ARCHONTOULA GIANNOPOULOU - BRIGITTE LALVEE - VANNINA MICHELI-RECHTMAN - ROSA NAVARRO FERNANDEZ - GERARD POMMIER - FRANCISCO RENGIFO - DENISE SAUGET - SILKE SCHAUDER - RENE TOSTAIN - BRIGITTE VOYARD - SIMONE WIENER

Ce numéro propose de penser cette fonction de nouage du corps entre chair et lettre, réel et semblant. Ce qui insiste du corps peut-il être repris par un imaginaire qui tente de concevoir ce qui brise la continuité entre Réel et Symbolique ? Ces deux « postes pour observer et penser le corps » que sont la cure et l’analyse d’une œuvre ouvrent-ils à ce nouvel imaginaire libéré des partitions entre psyché et soma, entre mécanique du corps et vitalisme de l’âme ? Corps, langage, et jouissance : c’est autour de ces notions et de leurs actions réciproques que tourne l’interrogation de ce numéro, dans sa visée théorique où les fruits de sublimation font retour sur les énigmes de la pratique clinique.

L'unebévue n°25

Un jour sans Freud



7 - Médicastres et chatouilleurs de nez : les psychanalystes dans le chaudron de l’intimité Freud/Fliess. Mayette Viltard

Qu’arrive-t-il aux lecteurs qui tombent dans le chaudron de l’intimité Fr/Fl? Ou bien, comme les éditeurs pufiens, ils se considèrent indemnes, ils ont pris les pincettes ad hoc, et accessoirement une lance à incendie, ou bien, comme Peter Swales, comme Jeffrey Masson, comme les auteurs du Livre noir de la psychanalyse, ils se mettent à ouvrir follement la bouche, ils sont gagnés par un savoir avec lequel ils ne parviennent pas à traiter. Ou bien encore, devenant psychanalystes, ils ont à trouver comment régler la question de la jouissance à l’œuvre dans le transfert. Lacan refuse la notion d’analyse originelle, et appelle Fliess psychanalyste, médicastre et chatouilleur de nez, dans la Proposition sur la passe. La chatouille, la joie locale, ouvre-t-elle à un brin de connaissance commune ? Freud et Fliess avaient-ils un rêve commun dans leur covibration sémiotique ? Plagiats, vols d’idée, luttes intestines, tempêtes dans les archives, censures des textes, les brins de jouissance restent pris dans lalangue, mais peut-il en être autrement si la lettre elle-même est aussi dans lalangue : le 13 avril 1976, Lacan disait : « Je pense qu’effectivement le psychanalyste ne peut pas se concevoir autrement que comme un sinthome ».

35 - Vous avez dit cannibale ? Pour harponner quelques mots d’Herman Melville. Denis Petit

Rien d’étonnant à ce qu’on nomme un (ou une) sperm whale « Dick ». Mais le titre qui figure sur la première édition est Moby-Dick or the Whale. On risque de dévier la question si on la pose en termes il/elle. Le mot français recommandé comme « le meilleur équivalent » du mot dick, n’est-il pas lui-même du genre féminin ? Si le cachalot est un poisson, aucun problème pour qu’il soit aussi une baleine. La matérialité n’est pas affaire de taxinomie. Ce qui compte c’est l’huile qu’on en tire. Jennifer Doyle dit qu’il faut lire Moby-Dick à « contre-intrigue », dans la mesure où les passages ennuyeux, boring parts, sont « un exemple qui montre comment un jeu érotique peut venir s’incruster profondément dans l’acte même d’écriture et de lecture ». Ils constituent une serre, Hothouse, où pousse, croît, prospère la pornographie. Les mots brassés dans la grande « baignoire de Constantin » melvillienne maintiennent une tension entre allégorie et littéralité, et créent entre livre et lecteur un lien tout autant physique que celui qui est mis en jeu dans le porno.

45 - Freud éconduit par ses freudologues. Michèle Duffau

Antoine Berman dans son ouvrage, L’épreuve de l’étranger, soulève la question de « redécouvrir la place qu’occupait à l’intérieur même de la pensée de Freud, le concept de traduction comme concept opérationnel ». Il veut poser la limite de ce que la réflexion classique et romantique allemande apporte et en se référant à Hölderlin, mettre en jeu « l’épreuve de l’étranger » par rapport au propre. En ce point si nouveau où Freud et Fliess, à l’orée du XXe siècle, éprouvent l’impossibilité de tenir un langage sur le langage d’une façon telle qu’un « mouvement » psychanalytique en résulte, écrivent jour après jour un échange brûlant où se joue entre eux de façon tout à fait neuve l’épreuve de l’étrangeté de l’autre, épreuve qui emporte aujourd’hui encore chaque lecteur, chaque traducteur pris dans ce même passage, voilà les OCF.P. qui revendiquent tout à la fois Berman et l’étrangeté pour justifier un forçage dans la langue d’arrivée afin de transformer ces Lettres en domaine de recherche et d’expertise dont le vocabulaire assure une « scientificité » qui n’est autre que celle du traitement moral s’abritant derrière le discours « psy », médical et non pas psychanalytique. Les « fourvoiements » (sic) de Freud, qui ne sont pas autre chose que l’invention de la psychanalyse, sont éconduits à la frontière.

65 - Impasse sur la lettre. Freud perdu sans translation. Mayette Viltard

Les éditions de l’école lacanienne, par une aberration inexplicable, viennent de publier un livre de Fernand Cambon : « De quoi est fait l’inconscient ». A quoi un titre aussi antifreudien peut-il prétendre ? Pourquoi renvoyer d’emblée le lecteur aux réflexes non psychanalytiques qui se donnent pour base une entification de l’inconscient ? Les incroyables inexactitudes de ce livre veulent donner « raison linguistiquement à Laplanche contre Lacan ». Il faut dire que l’auteur prend Lacan pour un traducteur de Freud… Epel a perdu ses lettres : pas de déplacement, pas de translation, pas de translittération. Homophonie ? Mot d’esprit ? Lost without translation.

81 - L’intimité, un problème particulier, éminemment politique. Anne-Marie Ringenbach

Dans la culture gay male, les scènes d’intimité principales ont lieu dans les rues, les sex clubs, les jardins publics, les WC, autrement dit, la culture hétéronormative laisse ces scènes d’intimité dépendantes d’élaborations éphémères dans l’espace urbain. Mais dans les cultures féministes, Lauren Berlant avance le terme d’« intimités mineures » (comme Deleuze et Guattari parlent de littérature mineure) qui développent une esthétique de l’extrême pour que d’autres espaces puissent se constituer. Ainsi, l’intimité se réfère à bien plus qu’à ce qui s’appuie sur les formes prévisibles à l’intérieur du champ des institutions, de l’État, et d’un idéal de fait public : l’intimité émerge aussi de processus mobiles d’attachements non indexés à un espace concret. C’est un mouvement, une poussée qui créent des espaces autour d’eux par des pratiques : ces espaces sont produits relationnellement. Vue de cette façon large, l’intimité génère une esthétique de l’attachement (an aesthetic of attachment).

103 - Quand Freud lisait Conrad Ferdinand Meyer. Françoise Jandrot

« Maintenant, je dis qu’il ne faut pas embrasser les enfants. Un baiser, ça dort et ça s’enflamme à nouveau, quand les lèvres grandissent et gonflent. Et il est et demeure vrai que le roi t’a prise une fois de mes bras, jeune parrain, et t’a pressée sur son cœur et embrassée, que ça s’entendait ! C’est que tu étais une enfant excitante et jolie ».
Dans la nouvelle Le Page de Gustave Adolphe, ce n’est pas une bonne qui séduit un enfant, c’est un jésuite. Il détourne la petite Christine de Suède (fille de l’empereur) de sa religion, le luthéranisme. Il s’immisce comme précepteur auprès d’elle, et l’initie au rosaire. Freud confie à Fliess le plaisir de sa lecture.

117 - Les fictions de Jeffrey M. Masson et les piqûres du diable. Xavier Leconte.

J. F. Masson, immergé dans la traduction anglaise des lettres complètes de Freud à Fliess, a découvert l’affaire Emma Eckstein dans tous ses détails sanglants, et a réalisé à quel point l’abandon par Freud de la Neurotica était une construction après coup du freudisme. Cette construction, il l’a rendue visible par la publication des Complete letters, laquelle révèle aussi que la censure avait fait disparaître tous les passages postérieurs à 1897 concernant des cas de séduction sexuelle des enfants. Masson s’est ainsi retrouvé à une place de tourmenteur tourmenté, dénonçant le point de vue de l’orthodoxie freudienne, chassé des Archives Freud, pour finalement devenir un ami des chats et un ennemi de la psychanalyse.
Si, du fait de cette bagarre, Masson a bel et bien été pris au piège d’une rhétorique simpliste, il ne pouvait pas ignorer à quel point l’opposition binaire du fantasme et de la réalité était peu congruente aux méandres de l’écriture freudienne.

Redéfinir les fondamentaux de la psychanalyse - L'être élégant

Michel Dethy



Paru le: 30/10/2008
Editeur : Chronique Sociale
Collection : Comprendre les personnes
12 €

Pourquoi ne pas entrer dans l'univers de l'âme, de l'inconscient, de l'être avec comme outil des propos nouveaux, attractifs, en s'appuyant sur la richesse de l'oeuvre psychanalytique et sur les récentes évolutions des sciences ? Cet ouvrage, à travers ses différents chapitres, s'y emploie : le premier chapitre répond aux interrogations qui se posaient encore quant à l'existence même d'un inconscient ; le second chapitre s'étend à un questionnement essentiel dans notre existence humaine : qu'est-ce que le désir, en quoi est-il le moteur de notre pensée, niais aussi responsable de notre mal-être ? ; le troisième chapitre ose aborder une problématique essentielle : comment se retrouver dans le dédale des interdits religieux ou moraux afin de s'autoriser à fonder sa propre éthique de vie ; le quatrième chapitre, nous présente des pistes de réflexion au travers des diverses religions occidentales afin de nous offrir des moyens de sortir de nos angoisses existentielles ; le cinquième chapitre éclaire les étapes de notre existence, nous aidant ainsi à comprendre comment chacun de nous traverse avec plus ou moins de bonheur les écueils rencontrés ; le sixième chapitre dévoile toute la force de l'imaginaire et navigue aussi dans les troubles mentaux.
Un apport important est révélé par rapport à la compréhension de la schizophrénie ; le dernier chapitre nous propose un rapide survol de l'évolution de la pensée au cours des siècles. Chacun pourra se plonger ainsi dans les théories les plus ardues, sans trop s'y perdre. Cet ouvrage souhaite contribuer à l'évolution de la pensée psychanalytique et répondre aux questionnements des hommes d'aujourd'hui en quête de sens.

La puissance maternelle en Méditerranée - Mythes et représentations

Geneviève Dermenjian, Jacques Guilhaumou Martine Lapied, Collectif



Paru le: 29/10/2008
Editeur : Actes Sud
Collection : Etudes méditerranéennes
20 €

A partir de cette "seule spécificité indiscutable du féminin qu'est la maternité" (selon Yvonne Knibiehler), ce livre s'interroge sur le genre féminin au regard de la puissance maternelle en Méditerranée.
Il s'inscrit, pour commencer, dans le temps long des mythes et croyances, à travers maternité et divinité en Grèce antique, ou en interrogeant les figures symboliques d'Eve et de Marie, de Lilith ou de teryel, "l'ogresse" venue du monde kabyle. Il se prolonge, sur un plan plus contemporain, en questionnant les représentations de la puissance maternelle à travers la psychanalyse, l'éloquence des formes, la maternité dans le roman féminin ou dans la recherche du pouvoir maternel perdu au cinéma.
Un ensemble d'essais indispensables pour comprendre ce qui se joue, d'hier à demain, à propos de la maternité et de la place des femmes en Méditerranée.

De Freud à Lacan - Du roc de la castration au roc de la structure

Jean-Claude Razavet



Paru le: 24/10/2008
Editeur : De Boeck
Collection : Oxalis
Prix : 36 €

A partir du questionnement d'un point de vue de doctrine fondamental pour la pratique et la théorie psychanalytique, le roc de la castration, l'ouvrage présente un vaste panorama de la théorie analytique de 1900 à 1967, véritable introduction à l'œuvre de J.
Lacan, dans sa continuité/discontinuité avec celle de Freud. Il introduit un syntagme nouveau, le roc de la structure, qui a des conséquences tant cliniques, éthiques qu'épistémologiques et dégage les coordonnées théoriques de la passe, souvent connue par le public sur son seul versant institutionnel. Ce livre a l'ambition, au-delà de l'Œdipe, de dégager la psychanalyse de ce qui lui reste d'adhérence à la religion.
Elaboré à partir de la clinique et de réflexions sur la vie, il rend vivants les schémas structuraux qui étayent l'enseignement de J. Lacan.

La relance du phallus - Le rêve, la cure, la psychanalyse

Christian Fierens



Paru le: 23/10/2008
Editeur : Erès
Collection : Scripta
18 euros

« Le phallus ? Je ne sais ce qu’il est. Je sais ce qu’il n’est pas : pas l’organe, génital ou non, pas le symbole, pointu ou coupant. Pas présent, pas passé non plus, pas d’espoir pour le futur. En tout temps et en tout lieu, j’en trouve seulement des traces effacées. Suffisent-elles à le représenter ?

En son absence re-présenté. Peut-être n’existe-t-il tout simplement pas ?

Mais qui l’aurait manigancé ?

L’écriture du rêve.

Le rêve est pour Freud l’écrin de sa découverte. C’est là que nous retrouvons le prime-saut du phallus. Partons du rêve. De la structure commune en jeu dans le travail de chaque rêve particulier et dans l’exposition du rêve en général. Cette structure est d’abord mouvement et se présente comme une répétition : écriture, effacement, écriture.
Un mouvement qui nous vient d’on ne sait où, un point de relance que l’on peut savoir, un mouvement qui nous mène on ne sait où.
Telle est la clef en forme de relance qu’il faut précisément savoir pour mener et terminer une analyse. Elle nous donne la direction de la cure.
La relance du phallus pour rêver encore, pour analyser encore, pour penser encore. » CF

Christian Fierens exerce la psychanalyse à Tervuren près de Bruxelles ; il est membre du Questionnement psychanalytique, docteur en psychologie et psychiatre de formation.

Transgressions - Bataille, Lacan

Sylvia Lippi



Paru le: 23/10/2008
Editeur : Erès

Collection : Point hors ligne
25 euros

La transgression ouvre l'accès à la jouissance, mais jusqu'où ? À quel point est-il possible de jouir ? Toute jouissance est-elle abord de la mort ? Autrement dit, toute transgression est-elle dangereuse au point de nous montrer qu'il faut risquer sa vie pour pouvoir jouir ? La transgression fait penser à l'infraction, au désordre, à la liberté.
Mais cette liberté, paradoxalement, dépend de la loi. La transgression est une possibilité offerte par la loi même, elle n'est pas sa négation. La loi continue d'exister même quand elle n'est pas respectée, elle ne s'annule pas dans le mouvement qui porte sa transgression. C'est dans le rapport périlleux et aporétique entre transgression et loi, c'est-à-dire entre transgression et castration, que le sujet lutte pour une possibilité de jouissance.
La transgression traverse les concepts fondamentaux de la psychanalyse : inconscient, désir, fantasme, jouissance, pulsion, symptôme, structure, parole. L'auteur en explore les différentes facettes grâce à l'apport de Bataille et de Lacan, en soulignant les points de rencontre et de divergence entre ces deux auteurs sans aucun doute transgressifs.

mercredi 5 novembre 2008

Le cas du psychanalyste - Lacan, Celan, Bachmann

Isabelle Mangou



Paru le: 23/10/2008
Editeur : L'Unebévue
20 euros

Ingeborg Bachmann, autrichienne, et Paul Celan, juif d'origine roumaine, se sont aimés, en poètes.
Dans l'écriture de Celan, poésie, plagiat et réemploi, en une traversée mortuaire, créent un idiome qui rend visibles les crimes, trahisons et polémiques. II donne accès à la parole. Dans le roman de Bachmann, Franza, inachevé et édité de manière posthume une femme de Carinthie, venue vivre à Vienne s'est laissé plagier par son mari / psy. II est appelé le fossile. En étant sa femme, sa malade et sa secrétaire, elle devient " son " Cas.
Elle montre comment la psychanalyse "en toute innocence", participe à un violent effacement des tueries si elle ne laisse pas les femmes dire leur propre point de disparition. C'est à elles d'écrire leur singulier chiffrage historique dans ce passage des frontières de la psychanalyse entre Vienne et Paris. Poésie, plagiat, idiome, chiffrage, crime, cas, autant de questions essentielles pour la psychanalyse, précisément dans son passage de l'Autriche à la France.
Avec celles-ci, Lacan a formé dans un point de disparition et d'érotique constants, ce qu'il a appelé : la lettre. Entrecroisement de langues, d'érotique, et de silence, le cas du psychanalyste passe.

La psychanalyse excentrée

Sabine Prokhoris



Paru le: 22/10/2008
Editeur : PUF
Collection : pratiques théoriques
24 euros

Née il y a un peu plus d'un siècle, la psychanalyse d'un côté déclarée périmée par les adeptes d'un management des vies à l'efficacité mesurable et garantie, de l'autre, sacralisée comme dernier bastion des valeurs du symbolique, est d'abord un dispositif de traitement de la souffrance psychique qui naît des crises que traverse un sujet.
Sa méthode, celle de la cure en parlant, rencontre, et partant affecte les manières dont le monde commun que fabrique le langage ordinaire, s'est métabolisé en chacun de nous. Ainsi opère-t-elle au cœur du nouage énigmatique du collectif et du singulier, ainsi est-elle source d'effets. Effets au singulier, effets qui se diffuseront aussi, comme par capillarité, dans le monde social et sur les représentations partagées.
À travers des textes écrits au fil de vingt années d'exercice de la psychanalyse, ce livre, qui varie les registres et les perspectives, veut explorer les voies du " faire " psychanalytique, et tâcher d'en mesurer quelques incidences sur notre temps. En questionnant le mouvement propre de la cure, autant que les étranges façons dont procède la théorisation psychanalytique, en revenant aussi sur le malaise dans la sexuation en débat aujourd'hui, il s'agira de faire partager au lecteur quelque chose d'une expérience singulière de la psychanalyse dans le monde contemporain.

Le transitionnel, le sexuel et la réflexivité

René Roussillon



Paru le: 22/10/2008
Editeur : Dunod
Collection : psychismes
27 euros

On ne peut parler de progrès en psychanalyse dans la mesure où celle-ci ne cesse d'être redécouverte dans ses fondements même et dans chaque cure.
Mais on peut néanmoins constater une évolution des formulations et des problématiques dans un contexte théorique modifié par l'impact de la prise en compte des souffrances narcissiques-identitaires et une compréhension des processus psychiques qui doit s'ajuster à leurs tableaux cliniques. Une mutation essentielle, issue de l'évolution paradigmatique ainsi impliquée, réside dans le passage au premier plan de la question de l'appropriation subjective des fonds inconscients de la vie psychique, le travail de " subjectivation ".
Dès lors, ce sont les concepts qui contribuent à en faciliter le repérage et l'analyse des conditions de possibilité qui vont être au centre des préoccupations. Dans les explorations cliniques et métapsychologiques exposées dans ce livre, René Roussillon présente et articule au sexuel - qui reste la référence majeure de la métapsychologie - deux concepts clés de cette mutation paradigmatique : le transitionnel et la réflexivité.
Cette réflexion le conduit à creuser la question de la transitionnalité comme la condition de la réflexivité.