lundi 31 août 2009

Peut-on jouir du capitalisme ? - Lacan avec Heidegger et Marx

Luis de Miranda



Paru le : 27/08/2009
Editeur : Max Milo
Prix : 12 €

Partout la qualité de vie prend la forme d'une quantité d'envies.
Le nouveau monde oscille entre deux versants d'une même pièce de théâtre : côté cour, des passages à l'acte obscènes ; côté coulisses, un puritanisme coupable. Pouvons-nous nous comporter autrement que comme des machines à jouir détraquées, dont le courant alternatif oscillerait entre avidité et rétention, gaspillage et dette ? Beaucoup se demandent pourquoi, une fois réunies les conditions imaginaires ou symboliques de la jouissance, c'est un réel vide ou perverti qui s'installe.
C'est que la mécanique même de l'économie libidinale capitaliste repose sur l'angoisse sans cesse repoussée d'un désir dévoyé. Dans un monde globalement structuré par la plus-value, la jouissance prend la forme internationale du " plus-de-jouir ". Faut-il pour autant renoncer à la joie de vivre et se réfugier dans le moralisme et l'austérité ? Lacan, Heidegger et Marx, articulés ensemble, permettent de dire comment une forme d'existence créative est encore possible.
Une telle liberté est l'horizon de ce livre.

vendredi 28 août 2009

Le bébé et le jeu

Patrick Ben Soussan (dir.)



Editeur : Erès
Parution : 20 août 2009
Collection : Les dossiers de Spirale
Prix : 147 €

" L'homme n'est vraiment humain que quand il joue " disait Goethe. Le jeu est un des fondements de la vie ; plus encore, il est indispensable à la vie. Et dès les premiers temps, il est là. Les bébés jouent. Avec leur corps d'abord, leurs mains, leurs pieds. Ils jouent avec leur voix, les sons qu'ils émettent, transforment. Ils jouent avec le hochet, le mobile, le doudou... D'abord autocentrés, ces jeux sont en lien direct avec leur sensorialité, leur psychomotricité, qu'ils découvrent. Jouer, alors, c'est faire l'expérience le Soi, explorer ses contours, ses limites, ses possibilités, de mouvements en émotions. Jouer, c'est agir. C'est être. Pour l'enfant, c'est vivre. Et grandir. C'est par le jeu que le monde enfantin s'essaie à la vie adulte, que se construit, voire se renforce son identité sociale, culturelle, de genre..., faisant du jeu un véritable laboratoire de la vie sociale. Cet ouvrage décline le verbe jouer aux différents temps et modes du tout-petit. De savants professeurs, des spécialistes de la petite enfance et d'autres encore, sociologues, documentalistes, artistes, psys en tout genre se sont pris au jeu. Figure imposée : questionner explicitement ce lien avec l'infantile qui est en nous et qui nous rend si grands, si forts et si... joueurs, dans nos vies.

L'appétit d'excitation

Ilse Barande



Editeur : Presses Universitaires de France - PUF
Parution : 9 septembre 2009)
Collection : Le fil rouge
Prix : 29 €

Cest un parcours unique que jalonnent les textes ici rassemblés car ils retracent l'évolution dune réflexion parfaitement indépendante, menée durant ces cinquante dernières années. La fidélité à la pensée de Freud, à ce que promeut le texte allemand, n'exclut pas de révéler un Freud « insolite », ni d'aborder sans complaisance des concepts psychanalytiques comme l'instinct de mort ou le supposé phallocentrisme. Ilse Barande se fonde toujours sur son expérience de clinicienne, aussi bien avec les adultes qu'avec les enfants ou adolescents. L'appétit d'excitation est retrouvé au coeur des obstacles et des mouvements de la cure, au foyer du fonctionnement psychique dit « pervers », dans l'écoute de la vocalisation, dans l'importance attachée à l'entendu plus qu'au vu, et, à l'arrière-plan, à la duplicité de l'être humain, condamné par sa condition « néoténique » à rester inachevé.

Inquiétante étrangeté

Laurent Danon-Boileau (dir.)



Paru le : 26/08/2009
Editeur : PUF
Collection : Monographies et débats de psy
Prix : 21 €

Dans la vie quotidienne, l'inquiétante étrangeté advient quand soudain le sujet ne se reconnaît plus dans ce que pourtant il perçoit.
Est étrangement inquiétant tout fragment de réalité qui revient comme symptôme. Mais qu'est-ce alors qui fait retour ? Est-ce une représentation refoulée ? Un mode de pensée censément dépassé (témoignant de l'échec de son surmontement) ? Ou s'agit-il d'une répétition qui trahit un au-delà du principe de plaisir ? De manière générale, l'inquiétante étrangeté se laisse aisément définir comme affect. Mais elle se dérobe souvent lorsqu'on tente de la rapporter à un processus défini.
Aussi, pour la penser au plus près, faut-il partir de la clinique. Dans cet ouvrage, certains auteurs se sont astreints à confronter leur interprétation des textes fondateurs de l'oeuvre freudienne à des moments particuliers de cures marqués par l'émergence de cet affect singulier, tant dans le transfert que dans le contre-transfert. Toutefois, la cure n'est pas le seul registre clinique où s'observe l'inquiétante étrangeté.
Elle se manifeste également dans la création artistique et d quotidienne à certains moments décisifs où le sujet se réorganise (l'adolescence notamment). Le lecteur verra comment la réflexion sur une expérience souvent déroutante vient éclairer après coup la notion, et découvrir la diversité des perspectives ouvertes par ce concept freudien dont la richesse et la fécondité n'ont pas fini de surprendre.

mercredi 26 août 2009

Savoits et clinique n°11

Ces Enfants qui ne jouent pas le jeu



Editeur : Erès
Sortie : octobre 2009
Prix : 17 €

Attendu, désiré, redouté, ou parfois pire, ignoré et frappé d’indifférence, l’enfant naît dans la dépendance la plus totale de ceux qui en ont la charge. Il n’en sortira que tard. S’opposant au mythe du nourrisson replié sur lui-même, Lacan décrit le petit enfant plutôt comme un sujet ouvert au monde, reconnaissant dès ses premiers jours les traits de sa mère. C’est seulement à partir de l’acquisition du langage, vécue comme une intrusion, que certains enfants s’isolent et se retirent dans leur coquille. L’autisme avec son refus radical de la communication n’est pas toujours facile à repérer et c’est pourquoi maint diagnostic vient trop tard. Mais il y a aussi ces enfants qui ne veulent pas s’intégrer dans leur famille, à leurs semblables ou dans leur classe, ceux qui ne jouent pas le jeu de la société, y compris les enfants déscolarisés qui restent chez eux pour ne jouer qu’avec leur ordinateur. On pense aussi aux enfants trop timides pour affronter l’autre, aux jeunes agresseurs, et aux petits misanthropes, sans oublier ceux qui pâtissent d’une souffrance qu’ils gardent pour eux. Au lieu de dénoncer leurs tendances asociales, la psychanalyse reconnaît en ces enfants les conflits inarticulés qui les opposent au groupe humain, leurs questions, restées sans réponses, sur les désirs qui les ont mis au monde ainsi que leur potentiel créatif que le travail analytique devra faire éclore.

Ont participé à ce numéro : ISABELLE BALDET - SYLVIE BOUDAILLIEZ - NESTOR A. BRAUNSTEIN - LUCILE CHARLIAC - CHANTAL DALMAS - DAISUKE FUKUDA - THERESE HULOT - FRANZ KALTENBECK - PIERRE MADEUF - SYLVAIN MASSCHELIER - GENEVIEVE MOREL - FRANCOIS MOREL - TIAGO PIRES MARQUES - MONIQUE VANNEUFVILLE - ANTOINE VERSTRAET - BENEDICTE VIDAILLET - BENJAMIN WEIL - FREDERIC YVAN -

samedi 22 août 2009

Faut-il juger et punir les malades mentaux criminels ?

Les Dossiers du JFP - Thierry Jean (ed.)



Editeur : Erès
Parution : Aout 2009
Prix : 16 €

La loi du 25 février 2008 concernant la rétention de sûreté impose aux psychiatres de statuer sur la dangerosité supposée de condamnés ayant purgé leur peine, mais qui pourraient être maintenus en détention pour des actes qu’ils seraient susceptibles de commettre dans l’avenir. Cette mesure a provoqué un tollé (cf. la pétition « Non à la perpétuité sur ordonnance ! ») et a relancé les débats sur le sort des malades mentaux criminels. La réédition sous forme d’ouvrage de ce numéro du JFP épuisé, complété et actualisé, qui questionne l’expertise psychiatrique, s’est donc imposée.

Co-Auteurs : OLIVIER ABEL - MARCEL CZERMAK - MICHEL DUBEC - PIERRE HAIK - GEORGES LANTERI-LAURA - HENRI LECLERC - CHARLES MELMAN - GUY PARIENTE - JEAN PERIN - MAURICE PEYROT - JEAN-PIERRE RUMEN - DENIS SALAS - REMI TEVISSEN - JEAN-JACQUES TYSZLER - DANIEL ZAGURY -

jeudi 20 août 2009

La psychose freudienne - L'invention psychanalytique de la psychose

Thierry Vincent



Paru le : 20/08/2009
Editeur : Erès
Collection : Hypothèses
Prix : 23 €

Freud a inventé et conçu la psychanalyse à partir de la clinique de l'hystérie dont il a fait le modèle de la névrose.
D'elle devaient dépendre les grands concepts psychanalytiques : le refoulement, l'inconscient, les mécanismes de défense, le transfert... Les formes cliniques de la psychose n'ont jamais été absentes de la réflexion freudienne, mais, très rapidement, les éléments importants du modèle hystérique se sont révélés inadéquats à les contenir. Il en allait de même du traitement qui n'avait plus le levier transférentiel sur lequel peser.
Pourtant la psychose est convoquée à chaque nouvel étage de l'édifice psychanalytique et inaugure aussi les trois grandes relations épistolaires freudiennes : celles de Jung, de Abraham et de Ferenczi. Elle va tel un spectre, hanter la psychanalyse, l'obligeant à s'interroger sans cesse sur le bien-fondé de ses découvertes. Plus que les autres affections, la psychose incarne ce qui, de la réalité clinique, résiste à la théorie.
Depuis sa parution en 1995, ce travail est devenu un ouvrage de référence. En s'adossant aux textes freudiens, l'auteur montre comment la psychanalyse a été la première à penser un modèle psychopathologique non seulement de la psychose mais aussi de la relation aux malades psychotiques : dès le début de la psychanalyse, et parfois contre Freud lui-même, le traitement des psychoses, aléatoire, hésitant et ardu est en marche.

jeudi 13 août 2009

L'inconnu, dialogue avec Guy Rosolato

Collectif



Parution : septembre 2009
Presses Universitaires de France - PUF
Collection : Petite Collection de Psychanalyse
Prix : 14 €

Avec Anzieu et Pontalis, avec Laplanche et Widlöcher, avec Granoff et Lavie, Rosolato fut l'un des fils rebelles qui tua « symboliquement » le « père idéalisé » qu'était devenu Lacan au début des années 1960, pour fonder le « clan fraternel » qui prit pour nom lAssociation Psychanalytique de France. Parmi tous ces rebelles, ce fut tout de même lui le plus proche du maître. Le présent volume se veut une invitation à mieux explorer luvre foisonnante de Rosolato et un hommage à la fécondité du dialogue dans le débat psychanalytique.

L'Impensable désir

Marie-Christine Laznik-Penot



Parution : 30 septepmbre 2009
Editeur : Denoël
Collection : L'Espace analytique
Prix : 21 €

Jocaste n'a le droit d'être nommée qu'à propos de ses enfants car est impensable un désir incestueux chez une femme sans que le voile du maternel ne vienne le recouvrir. Le désir inconscient pour le fils devenu homme, révélé par Helene Deutsch, susciterait-il un effroi capable de rendre compte de l'étrange silence qui règne en psychanalyse autour de la ménopause ? Et pourtant, à ce moment crucial, que de changements ! Une femme vit alors une véritable expérience de délocalisation : dans son identité, qui ne peut plus être celle de mère, dans son image du corps qui change sous ses yeux, dans sa sexualité à laquelle elle préfère parfois renoncer pour garder, pacifiée, la jouissance de la compagnie de ce fils. Pour les autres, l'étude de la crise du couple au milieu de la vie enseigne que ce qui permet au désir masculin de perdurer n'est ni la brillance des réussites de sa compagne, au contraire, ni même la brillance d'un corps parfait, mais bien son manque. Encore faut-il qu'elle puisse le lui offrir et lui permettre de voir qu'à ses yeux il est nanti de ce qu'elle n'a pas. La disparité phallique est nécessaire au désir sexuel, sans quoi il ne peut se soutenir. Ce livre pourrait donc sembler à contre-courant des luttes pour la parité et l'égalité entre femmes et hommes. Cependant il parle surtout de celles qui, en tant que sujets, ont obtenu des conditions plutôt égalitaires par rapport aux hommes. Mais dans les jeux du désir avec le partenaire de l'Autre sexe, il reste à chacune à trouver l'art de lui laisser une avance phallique. Alors pourra-t-elle entendre, dans le regard-voix de l'Amant, l'assurance de son identité féminine, jamais acquise définitivement

Analyse Freudienne Presse Numéro 16

Rencontres avec le réel



Parution : octobre 2009
Editeur : Erès
prix : 20 €

Si le réel de l’inconscient, c’est l’impossible où viennent buter les approches imaginaires aussi bien que symboliques, la science de son côté conceptualise le réel dans un savoir mathématisable. C’est pour séparer le réel du sens qui lui est donné que Lacan fut amené à recourir aux modèles topologiques du trou et des nœuds. La dimension du Réel ne peut-elle s’attraper que par le biais d’un appareillage mathématique ? L’approche topologique permet-elle de mieux appréhender l’articulation entre réel et symbolique ? Lacan indique que certains éléments mathématiques permettraient de repérer les impasses symboliques que l’analyste rencontre et qui sont généralement masquées dans ce que nous nommons « réalité », à savoir quelque chose qui se trouve sous-tendu par le fantasme. L’enjeu étant cette déliaison du Réel et de la réalité, ce numéro décline ces rencontres avec le réel selon les modalités de l’inhibition, qui renvoie à l’interposition du sens entre le sujet et le réel ; du passage à l’acte, comme mode de défense et de relance de l’imaginaire ; du symptôme, comme rapport à la jouissance et de l’angoisse, comme signal et indice devant l’imminence du réel. La psychanalyse serait-elle une science du réel ? Existe-t-il un réel universel ou bien chaque sujet n’a-t-il d’accès qu’à quelques bouts de réel ?

Ont participé à ce numéro : MARIE-CLAUDE BAIETTO - CATHERINE DELARUE - CLAUDE DUMEZIL - MARIA-CRUZ ESTADA - MICHEL FERRAZZI - DOLORES FRAU-FREROT - SYLVAIN FREROT - JEAN-JACQUES GOROG - SERGE GRANIER DE CASSAGNAC - OLIVIER GRIGNON - JEAN-CLAUDE GROSS - THIERRY GUICHARD - ROBERTO HARARI - ANNIE HUBERT - MICHEL LEHMANN - ROBERT LEVY - RENE LEW - MERCEDES MORESCO - MARCEL ROCKWELL - DOMINIQUE TERRES -

mardi 11 août 2009

La revue nationale des Collèges cliniques, n° 8 - 2009

La part de l’Inconscient dans la clinique



Éditorial
Marie-José Latour

Cette revue nous porte au coeur du concept qui structure le champ de l’expérience analytique : das Unbewußte . À l’écoute de ce qui rêve, de ce qui rate, de ce qui rit, Sigmund Freud découvre, voilà plus d’un siècle, l’inconscient.
Mais l’inconscient, keske C ? Pour Freud, c’est une hypothèse, une supposition, qu’on ne peut réduire à ses manifestations. Il faudra l’enseignement de Jacques Lacan pour dégager l’inconscient de sa caractéristique négative et prendre la mesure de cette nouveauté sans précédent.
À nommer une aporie, Freud pose ce geste inouï qui donne à la clinique son orientation éthique. En écoutant les hystériques, il découvre qu’il y a des symptômes qui tiennent à l’implication de l’organisme humain dans le rapport du sujet au langage. Par la logique du signifiant, Lacan s’attache à remettre Freud sur pied et donne à la technique freudienne du déchiffrage sa fondation : « L’inconscient est structuré comme un langage. »
Freud a posé d’emblée que, s’il relève de l’écrit, l’inconscient, n’en déplaise à la neurobiologie, n’est pas réductible à un système de traces, de souvenirs. De se nouer avec le réel et avec le corps, tout ce que chiffre l’inconscient n’est pas lisible. Ainsi Lacan ajoutera-t-il à son aphorisme une réserve. Si l’inconscient s’interroge comme du savoir, c’est un savoir impossible à rejoindre, l’effet de sens obtenu ne résorbant pas la part de non-sens qui subsiste. Au fur et à mesure que Lacan conceptualise l’invention freudienne, il propose de nouvelles définitions de l’inconscient : le discours de l’Autre, la vérité, le non-réalisé, le parlêtre, l’insu, l’une-bévue, etc., qui sont autant de mises en échec d’une conception de l’inconscient comme réservoir de sens.
L’inconscient se construit autour d’un trou, le refoulement originaire ; l’ombilic est ce point où le rêve est le plus près de l’Unerkannte, le non-reconnu, ce qui ne peut ni se dire ni s’écrire, ce point d’opacité qui ne peut en aucun cas être dit et qui est à l’origine du langage. Le traitement (refoulement, démenti ou rejet) de ce point de forclusion structurale détermine les modes d’assujettissement (névrose, perversion ou psychose) à la structure.
Ce qui crée la structure, c’est la manière dont le langage émerge au départ chez un être humain. La façon qu’a eue le sujet de se laisser imprégner par le langage, ce qu’il s’est laissé suggérer par la langue qu’il a apprise à parler, induit dès le départ un rapport entre les mots et le corps. Si l’inconscient est un savoir-faire avec « lalangue », ce qui dans le langage n’est pas réductible à la communication, le terme d’une cure analytique ne saurait donc se confondre avec l’épuisement de son déchiffrage mais serait plutôt de l’ordre d’une identification à sa part de réel irréductible.
Voilà le parcours que les articles qui suivent nous invitent à faire. Chacun des auteurs y témoigne de l’inouï de la découverte freudienne et de la tâche qu’il revient à chaque psychanalyste de soutenir. Christian Demoulin en témoigne ici une dernière fois.
Nous lirons en effet l’article que, malgré la maladie, il avait bien voulu nous confier quelques mois avant son décès le 16 septembre 2008. Son implication jamais démentie dans la transmission de la psychanalyse et dans les Formations cliniques du champ lacanien, son énonciation, son style nous manqueront.

SOMMAIRE

I Présentation
Présentation des collèges cliniques du Champ lacanien, Jacques Adam

Éditorial, Marie-José Latour

II Travaux des collèges cliniques de France et des espaces cliniques associés

La découverte freudienne

De l’importance du grain de sable, Colette Chouraqui-Sepel
Un graphe remarquable : le schéma de la représentation de mot, Frédéric Morera

L’inconscient, ça parle.

Ah, la lettre !, Bernard Nominé
Le sujet obsessionnel et le maître inconscient, Sol Aparicio
“Et la nuit je suis un héros...”, Marie-Christine Hut

De Freud à Lacan

Deux inconscients ?, Christian Demoulin
L’inconscient selon Lacan, ou « l’instance de la lettre comme raison de l’inconscient » ?, Éliane Pamart
« Toujours à la gomme, jamais aux p’tits oignons », Stéphanie Gilet-Le Bon
Le colloque de Bonneval, moment crucial du concept de l’inconscient, Jean-Jacques Gorog
Les haleurs du réel, Albert Nguyên

Des noms de l’inconscient

Famille, un nom de l’inconscient ?, Jean-Michel Arzur
De l’inconscient au parlêtre, ou l’inconscient à sa place, Marc Strauss
La vérité de l’Un-conscient, Jacques Tréhot

Le mystère du corps parlant

Habeas corpus, Laurence Mazza-Poutet
L’inconscient et l’événement de corps, Colette Soler
La jouissance de l’inconscient, Fabienne Guillen

L’inconscient et le psychanalyste

L’inconscient implique qu’on l’écoute, Muriel Mosconi
L’inconscient et ses Dieux, Nicole Bousseyroux
L’inconscient et la (barré) femme, Pascale Leray

L’inconscient, la lettre, le réel

Philippe le Clair, Le parlettre ou l’inconscient au clair de la lettre, Michel Bousseyroux
« Impossible à saisir... », Anne-Marie Combres
Le rêve dans le pavillon rouge, Marie-José Latour
Désabonnement à l’inconscient, Claude Léger
La lettre dans l’inconscient, Luis Izcovich

III Sommaire des numéros antérieurs

IV Renseignements pratiques sur les collèges de clinique psychanalytique du Champ lacanien

V Les auteurs

dimanche 9 août 2009

Petite grammaire lacanienne du collectif institutionnel

Jacques Cabassut



Éditeur : Champ Social Editions
Collection : Education spécialisée et psychanalyse
Parution : Août 2009

Qu’est-ce qu’une institution ?
Est-il équivalent de travailler, de vivre, de se soigner…en institution
ou dans un établissement, fusse-t-il spécialisé ?
Comment marier (harmonieusement ! ?) logique institutionnelle et
logique d’établissement ?
Fort d’une expérience de psychologue clinicien institutionnel, l’auteur
tente tout au long de ces lignes, de répondre à ces questions.
Son modèle, psychanalytique, inspiré du courant de la psychothérapie
institutionnelle, pourrait se résumer ainsi : l’institution est structurée
comme un langage, elle se lit comme un texte, s’entend comme
un discours, se pratique comme un symptôme…
À un moment où les secteurs de la santé et du médico-social sont
l’objet de réformes massives, remettant en cause le sens des missions,
désubjectivant les pratiques et standardisant le rapport humain au
patient, au résident, au bénéficiaire…l’approche structurelle langagière
proposée, pourrait aider le travailleur institutionnel à relancer
un travail salutaire de pensée, dynamiser un mouvement de réflexion
éthique sur ses actions et ses actes.

samedi 8 août 2009

SUD-NORD n°23

La huit sécuritaire. Le manifeste des 39



Parution : Août 2009
Editeur : Erès
Prix : 19 €

Le discours présidentiel du 2 décembre au sein de l’hôpital psychiatrique d’Antony a mis le feu aux poudres. 39 psychiatres se sont réunis pour réfléchir à une riposte : ils ont rédigé « Le manifeste des 39 » qui a donné lieu à une pétition, publiée par Libération à la mi-décembre et signée par plus de 20 000 personnes depuis. Le 7 février se tenait à Montreuil une journée « La nuit sécuritaire » où, devant 1500 personnes, se sont succédé à la tribune les acteurs principaux du mouvement psychiatrique protestataire. La revue Sud/Nord se fait l’écho de ces communications qui dressent un état des lieux de la psychiatrie aux prises avec les dérives sécuritaires, gestionnaires et idéologiques actuelles.

Ont participé à ce numéro : JEAN-MARC ANTOINE - ISABELLE AUBARD - GUY BAILLON - MATHIEU BELLAHSEN - PHILIPPE BICHON - OLIVIER BOITARD - HERVE BOKOBZA - NICOLE BORVO COHEN-SEAT - JEAN-CLAUDE CHAISE - PATRICE CHARBIT - PATRICK CHEMLA - EMMANUEL CONSTANT - GUY DANA - PIERRE DELION - BARBARA DIDIER - BERNARD DURAND - ROGER FERRERI - FLORENT GABARRON - STEPHANE GATTI - ROLAND GORI - OLIVIER GRIGNON - LILIANE IRZENSKI - SERGE KLOPP - OLIVIER LABOURET - JEAN CLAUDE LAUMONIER - MIREILLE LE CORRE - EMILE LUMBROSO - PAUL MACHTO - JEAN PIERRE MARTIN - BENEDICTE MAURIN - MICHEL MINARD - SIMONE MOLINA - BERNARD ODIER - PASCAL OLLIVIER - JEAN OURY - ANGELO POLI - SERGE PORTELLI - PROTECTION JUDICIAIRE DE LA JEUNESSE - JACK RALITE - OLIVIER SCHMITT - DOMINIQUE VOYNET - ELIE WINTER -

mardi 4 août 2009

HURLY-BURLY n°1 - May 2009

The International Lacanaian Journal of Psychonalysis



First Issue, May 2009
Contents
Editorial
Pierre-Gilles Guéguen, “Psychoanalysis in Times of Noise and Turmoil”
Arguments
Denis Noble, “The Music of Life: What Perspectives Can the Biology of the 21st Century Open on Sexuality?”
Clotilde Leguil, “Commentary on Denis Noble’s Paper”
François Regnault, “Descartes’ Dualism and the Union of the Mind and the Body”
François Leguil, “Lacan and the Safeguarding of Certainties”
Dominique Laurent, “How to Put an End to the Depressive Standard’’
Events
Alexandre Stevens, “Lacanian Interpretation”
Jean-Louis Gault, “Interpretation Beyond the Pleasure Principle”
Anne Lysy-Stevens, “Unconscious and Interpretation”
Jacques-Alain Miller, “Semblants and Sinthomes: Presentation of the Theme of the VIIth Congress of the WAP”
The Couch
Miquel Bassols, “The Wager of the Pass”
Antoni Vicens, “The Banality of the Primal Scene”
Bernard Seynhaeve, “A Letter Always Arrives at its Destination”
Esthela Solano-Suarez, “The Remains of the Letter”
Studies
Marie-Hélène Brousse, “The Work of Art in the Age of The Demise of the Beautiful: From Object to Abject”
Josefina Ayerza, “Cy Twombly”
Eric Laurent, “Interview : Butler and Gender”
Sophie Marret, “4:48 Psychosis: The Gaze of Cockroaches”
Workshop
Nassia Linardou, “Sexuality Between Semblant and Real”
Claudia Iddan, “What is Interpretation a Consequence of?”
Hypermodern Times
Richard Gombrich, “Why has British Education Gone So Wrong, and Why Can’t We Stop the Rot? Popper’s Nightmare”
Michael Power “Performance and the Logic of the Audit Trail”
Robert Snell, “Some Thoughts on the ‘Audit Culture’ and How to Survive It”
Jacques-Alain Miller, “Closing Remarks at the Rally of the Impossible Professions, Against the False Promises of Security, London 20 Sept 2008”
Roger Litten, “The Logic of Audit – Some Remarks on the Logic of the ‘Audit Explosion’”
Véronique Voruz, “Security is the New Freedom”
Corentin Ségalen, “Tough on Crime, Tough on the Causes of Crime: The New Labor Party and the Conflict Against Criminality From 1997 to 2007”
Readings
Marco Focchi, “Well-Being or Jouissance ?”
Russel Grigg, ”When Things Fall Apart: an Extraordinary
Person’s Fight With Her Internal Anarchy”

Figures de la psychanalyse, Numéro 17

Anthropologie, psychanalyse : les états de la structure



Avril 2009
Edité par Erès
25 €


Le projet de ce numéro est d’interroger les situations de rencontres et d’échanges entre ces deux disciplines, au plan de la recherche et du soin. S’il est concevable de poser avec Lacan que l’anthropologie s’intéresse à l’homme et la psychanalyse à ce qui manque à l’homme, il n’en reste pas moins pertinent de ne pas rabattre l’anthropologie sur la science du collectif et la psychanalyse sur la pratique de l’individualité. La notion de sujet traverse et inquiète ces deux champs qui, chacun à leur façon, remodèlent les conceptions classiques des rapports entre individus et collectifs.

Coordonné par Marcel Drach et Olivier Douville

Ont participé à ce numéro : PAUL-LAURENT ASSOUN - HELENE BLAQUIERE - OLIVIER DOUVILLE - GEORGY KATZAROV - CHARLES-HENRY PRADELLES DE LATOUR - RENE SARFATI - DAVIDE SCARSO - THIERRY SEBBAG - ANNIE TARDITS - BERNARD TOBOUL - MARKOS ZAFIROPOULOS -