mercredi 30 décembre 2009

Recherche bonheur désespérément

Sous la direction de René Frydman et Muriel Flis-Trèves



Parution : janvier 2009
Editeur : PUF
Prix : 28 €

La réflexion sur la pensée du bonheur n'a jamais cessé. Pourtant, aujourd'hui, si l'idée et l'aspiration à une vie meilleure transcendent le temps et l'espace, ces données ne suffisent plus à nourrir la notion de bonheur. Serions-nous devenus nos propres tyrans, assiégés par l'idéologie environnante, recherchant l'efficacité et contraints à la recherche du plaisir, de la performance ? Tout est organisé - essais, discours, films... - pour que nous soyons écartelés entre rêve de bonheur et brutalité de l'existence. Illusion et désenchantement. Si la réalisation des désirs est contrariée par l'échec devant la réussite, il n'y a pas d'apaisement et la douleur psychique reste intense.

Le bonheur est devenu un impératif collectif, un devoir, une obligation telle que son absence serait ressentie comme une blessure béante. N'est-elle pas devenue culpabilisante, cette idée du bonheur, si on ne la réalise pas ? L'idée de bonheur serait-elle tributaire d'un sentiment de culpabilité inconsciente ?

Ce volume rassemble les contributions du colloque du 4 et 5 décembre 2009 sous la direction du Dr Muriel Flis-Trèves, psychiatre et psychanalyste, et du Pr René Frydman, chef de service à la maternité Antoine Béclère.

Textes de : C. André, P.-L. Assoun, C. Chabert, L. Danon-Boileau, M. Darrieussecq, A. Desarthe, C. Dolto, M. Flis-Trèves, R. Frydman, M. Mimoun, X. Pommereau, C. Rayna, 0. Rosenblum, C. Schneck, J.-P. Tassin, C. Thompson.

Le silence et la parole

Philippe et David Le Breton



Parution : décembre 2009
Collection : hypothèses,Arcane
Editeur : Érès

« La parole est cet instrument précieux qui nous lie aux autres, elle est au cœur de toutes les relations sociales, en ce sens elle est fondatrice de la condition humaine. Cependant la parole contemporaine témoigne d'une nette ambivalence. Jamais elle n'a connu un tel déploiement, mais elle sert le meilleur et le pire. Si elle élabore un espace de substitution à la violence à travers le débat entre les acteurs, une conflictualité pacifiée qui implique un échange dans un cadre de civilité, et si elle contribue en permanence à transformer le monde dans une réciprocité aux autres, elle est aussi manipulée ou brisée par les puissants. Souvent elle est difficile à prendre ou bien elle reste sans écho, et nombreux sont les sans-voix dans nos démocraties contemporaines.

Le silence est nécessaire à la parole, il introduit un espace de respiration, de méditation. Il est le souffle des conversations et leur tempo. Mais le silence tend à être chassé de mille manières de l'environnement social. Le bruit ne cesse de gagner et de rendre parfois la parole inaudible. Il est difficile aujourd'hui de s'abstraire, de trouver les conditions d'une intériorité. Le silence se fait rare. Mais peut-on parler sans se taire et donc sans écouter l'autre, peut-on penser dans le bruit ? La parole, dans ce sens, est étroitement solidaire du silence. » P.B. et D.L.B.

Lauréat de l'Institut, Philippe Breton est professeur à l'université de Strasbourg. Il est par ailleurs directeur adjoint du laboratoire CNRS Cultures et sociétés en Europe, et directeur de la revue Savoirs.

David Le Breton est professeur de sociologie à l'université Marc Bloch de Strasbourg, chercheur au laboratoire Cultures et sociétés en Europe, membre de l'Institut universitaire de France.

vendredi 25 décembre 2009

Che vuoi ? nouvelle série, n° 32

Le malaise pervers



Editeur : L'Harmattan

La perversion comme le pervers suscitent invariablement un malaise. Malaise le plus souvent dénié et immédiatement remplacé par une violence : celle d'un étiquetage en forme de condamnation qui est aussi un aveu d'impuissance et un acte d'exclusion. Parfois aussi, celle d'une véritable fureur théorique, fureur de réduire en prétendant expliquer. Mais l'objet perversion ainsi traqué ne se dérobe pas moins que le dit pervers.
En quoi ce malaise consiste-t-il, qu'a-t-il de spécifique ? Peut-être ces lieux du psychisme qui se refusent au jeu du signifiant bouchent-ils l'horizon, détournant par une infinie succession de masques et de passages à l'acte l'émergence d'une dimension tierce, celle de la vérité.

Les toiles des rêves : art, mythes et inconscient

Richard Abibon



Parution : décembre 2009
Editeur : L'Harmattan
Collection : Psychanalyse et civilisations

Après Freud et Lacan, Richard Abibon donne un nouveau souffle à la psychanalyse contemporaine et lui restitue toute sa spécificité au regard de la psychiatrie ou de la psychologie.
Pourquoi l'auteur, et beaucoup de psychanalystes rêvent-ils de leurs analysants ? Que nous révèlent les constantes qui se retrouvent aussi bien dans ces rêves que dans les grandes oeuvres picturales mythiques que ce livre va s'attacher à déchiffrer - l'origine, la mort, la castration, l'engendrement, la scène primitive, la difficulté du rapport aux autres, particulièrement à ceux de l'autre sexe ?
Ces toiles, qui ont traversé les siècles, tentent d'écrire l'indicible, l'insensé ; si elles nous touchent tous, c'est parce que le message qu'elles délivrent, auquel chacun peut avoir accès par ses rêves et la cure analytique, n'est autre que celui, universel, de l'inconscient.
Avec Les Toiles des rêves, Richard Abibon fraye une nouvelle voie royale à l'inconscient et nous entraîne dans un voyage époustouflant au coeur de ce que nous croyons recéler de plus intime et qu'il va nous dévoiler comme rejoignant ce qu'il y a, chez l'homme, de plus universel.

jeudi 24 décembre 2009

Revue SIGMA n°3 - La norme alitée

Revue de recherches en psychopathologie



Prix : 16 €
Octobre 2009

CLINIQUE
« C'est trop! », un récit clinique, Jean-Char/es Troadec
Clara Allégée, Gael Nevi
Reich et le bestiaire, Claude Oger
RECHERCHES
« Le bâillon infernal », Laurent Ottavi
Le « phallus lacanien» et l'opération analytique, Mane-Hélène Blancard
La « charge mentale », Patrice Poirier
Phénomène élémentaire psychotique et psychose ordinaire, François Sauvagnat
OUVERTURES
De l'ordinaire au pire ... , Xavier Bernard
Rencontre avec Guillaume Le Blanc
Dé-penser le corps, Lucie Juliot
Évaluator, Anne Dubreucq
Editorial
Yann Divry
Névrose actuelle. Le terme est de Freud et date un peu, certes. Mais ne pouvons-nous interroger aujourd’hui ce point initial de l’invention de la psychanalyse à partir de ce que Freud appellait les « mots tout fait » de sa modernité ? – « mots tout fait » de la grande fabrique du symptôme, émergeants à la faveur de tel discours, à telle époque. Freud lui-même les égrène : anémie, sous-alimentation, surmenage, hérédité… A le relire, on est frappé par l’homologie qui se dessine entre ce qu’il appelait les névroses actuelles et ce que l’on nomme aujourd’hui le symptôme contemporain. Car de mots tout fait, nous avons aussi les nôtres : dépression, burn-out, no life, charge mentale, trouble de l’attachement etc. Autant d’offres de causes-prêt-à-porter mises sur le marché comme autant de motifs de consultations lorsque les effets du discours commun produisent un corps malade, réparable, transformable... en un mot, aliéné. Discours murmuré par un monde qui, à la différence de celui de Freud, sait que le rapport sexuel n’existe pas. L’écart entre d’un côté les débuts de l’interrogation de Freud et de l’autre les interrogations des praticiens quant aux modes de jouir contemporains est-il aussi grand qu’il parait ? Cet écart, ne relèverait il pas précisément d’un effet de discours lié aux frayages du discours analytique ? En quoi, peut être, si Freud dépasse Freud, Freud reste indépassable ; d’où, sans doute, que le sens d’un retour à Lacan, c’est le retour à Freud au sens de Lacan : que la névrose actuelle ment. Elle est effet du discours, tout comme le sujet lui-même, et se nourrit des signifiants flottant à la surface d’un Autre qui, à défaut d’être réglé par l’exception et d’exister, inexiste et pousse à la norme.

Manie, mélancolie et facteurs blancs

German ARCE ROSS



Décembre 2009
Editions Beauchesne
Le miroir des savoirs
48 €

Cet ouvrage de 400 pages, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux : forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective) ; délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive ; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.

Psychanalyse et éducation : De l'utopie aux expériences

Le Coq-Héron Numéro n°199



Parution : janvier 2010
Editions Erès
Prix : 17 €

La psychanalyse a-t-elle pour vocation d’apporter un savoir aux éducateurs ? Un parcours historique commençant par un texte inédit de Ferenczi, révèle que la question a préoccupé des analystes du début du XXe siècle jusqu’à nos jours. Leur réflexion, centrée dans un premier temps sur l’apport de la psychanalyse aux éducateurs, s’est modifiée au fil du temps. Désormais, dans une démarche résolument clinique, bon nombre d’analystes se penchent sur la relation entre ces « deux métiers impossibles ». Cette tendance apparaît nettement dans l’oeuvre de Jacques Lévine récemment disparu, ainsi qu’avec un projet éducatif intitulé « Vivre ensemble » et réalisé avec des adolescents.

Ont participé à ce numéro : Thomas AICHHORN - Michael BALINT - Nicole BEAUME - Hossain BENDAHMAN - Corinne DAUBIGNY - Judith DUPONT - Sandor FERENCZI - Mireille FOGNINI - Beatrice FORTIN - Jean-pierre GABRIELLI - Imre HERMANN - Jacques LEVINE - Claude NACHIN - Maria PIERRAKOS - Alex RAFFY -

vendredi 18 décembre 2009

La psychanalyse (sur)prise par l'art

Cliniques méditerranéennes n°80



Parution : janvier 2010
Editeur : Erès
Prix : 25 €

Les contributions de ce numéro se confrontent à la question posée par Lacan à l’occasion de son séminaire du 9 avril 1974 et que nous proposons de formuler ainsi : que peut la psychanalyse (ap)prendre de l’art ? La démarche des auteurs ici réunis ne relève pas de ce que l’on a pris l’habitude de nommer « psychanalyse appliquée », mais plutôt de modalités différentes d’expressions d’un questionnement sur l’activité psychi-que. Il s’agit de faire dialoguer art et psychanalyse, de parler depuis le lieu de l’art et non de causer à sa place ou sur son dos. Et cela, d’autant plus que l'« artiste » précède souvent le psychanalyste comme l'a justement remarqué S. Freud à l’occasion de son analyse du roman de Jensen, Gradiva. Ainsi, l'art ne se contente pas d'embellir le discours psychana-lytique, il peut à l'occasion l'organiser comme nous le montre la démarche de Freud avec Léonard de Vinci, Moïse ou celle de Lacan qui, lorsqu'il étudie le tableau les Ambassadeurs au cours du séminaire XI, enseigne ce qu'est le regard comme objet plutôt que de s'attacher à ce que pourrait être la lecture du fantasme d'Holbein. L’œuvre et l'artiste permettent dans ce cas de percevoir ce que la théorie n'avait pas encore cerné et, par là même, de questionner différemment le champ de la clinique.

Coordination : Jean-michel VIVES

Ont participé à ce numéro : Paul-laurent ASSOUN - Orsola BARBERIS - Michele BENHAIM - Alix BERNARD - Roseline BONNELLIER - Anne BRUN - Jessica CHOUKROUN - Bernard CHOUVIER - Laurent COMBRES - Cyrille DELORO - Jean FLORENCE - Marie FONGOND - Georges GAILLARD - Evelyne GRANGE-SEGERAL - Mohammed HAM - Roberto HARARI - Christian HOFFMANN - Virginie JACOB-SUBRENAT - Christiane JOUBERT - Anne JURANVILLE - Pascal-henri KELLER - Michel LAPEYRE - Laurie LAUFER - Serge LESOURD - Christophe LUXEMBOURGER - Celine MASSON - Gerard NEYRAND - Jean-michel RABATE - Jean-jacques RASSIAL - Magali RAVIT - Colette RIGAUD - Louis RUIZ - Rajaa STITOU - Alain TROGNON - Claudine VACHERET - Stephanie VERNHES - Frederic VINOT -

Introduction à la psychanalyse de Reich

Jacques Lesage de La Haye



Parution : 15 octobre 2009
Editeur : Chronique Sociale
Collection : Comprendre les personnes
Prix : 12,90 €

Wilhelm Reich (1897-1957), psychanalyste, a écrit des livres fondateurs, dont la Révolution sexuelle, L 'analyse caractérielle, La fonction de l'orgasme et Psychologie de masse du fascisme. Il aborde dans ses travaux l'être humain d'une manière globale, d'autant plus que, par le biais de l'énergie, il prend en compte également le social. L'Homme est défini ainsi comme un être bio-psycho-social, ce qui inclut l'économique, le culturel, l'éthique, le religieux et le politique. Dans le monde de la psychanalyse, il a bousculé beaucoup de tabous, comme celui du " toucher ". Il s'attache à faire découvrir au patient quel est son mode de résistance. Il sous-tend qu'une vie sexuelle satisfaisante est la condition sine qua non d'une santé mentale durable. Il souhaite contribuer à restaurer la capacité à aimer. Cet ouvrage présente Reich, ses différents concepts. Il les resitue dans les débats rencontrés entre les écoles psychanalytiques. A l'heure d'un renforcement du désir d'une harmonie entre l'Homme et son environnement, ses travaux précurseurs seront un précieux matériau.

mercredi 16 décembre 2009

La Revue Lacanienne n°5

La psychanalyse est-elle une addiction ?



Éd. par l'Association lacanienne internationale - 2009 - 17.00 €

La psychanalyse est bien sûr une addiction grave, surtout dans les bons cas. Car elle est, comme chez les scientifiques sérieux, la passion du réel, en tant que toujours, il résiste au symbolique. Certes, il y a des psy pour pallier l’impossible avec des trucs généreux et bienveillants, humanitaires (comme si l’homme se définissait par l’attente d’un message), voire religieux.
Et puis il y a Lacan, dont la passion était légèrement différente. Car pour lui il ne s’agissait pas de se résigner ni de militer dans la “bienfaisance” mais de vérifier si le défaut de rapport sexuel relève de l’impossible ou bien de l’impuissance et pourrait donc céder avec l’invention qui permettrait de l’écrire.
À chacun des psychanalystes donc son objet d’addiction. Et c’est le choix de la drogue qui les divise en communautés.

Le Carnet PSY n°140

Décembre 2009



Agenda
Parutions du mois
Bloc-notes
Notes de lectures
Les 100 mots de la psychanalyse de Jacques André
par Alexandrine Schniewind
Les usagers au secours de la psychiatrie de Guy Baillon
par Pierre Delion
Transgression ss la dir. de J. Boushira, S. Dreyfus-Asséo, M.-C. Durieux, C. Janin
par Anne Brun
Image du père dans la culture contemporaine ss la dir. de Dominique Cupa
par Guillemine Chaudoye
Une psychanalyste dans la cité de Françoise Dolto
par Marie-Françoise Laval-Hygonenq

HUMANITÉ ET ANIMALITÉ : LES FRONTIÈRES DU PASSAGE
2e PARTIE


OUBLIER LA FRONTIÈRE HOMME/ANIMAL
par Dominique Lestel
LES IDENTIFICATIONS ANIMALES DANS LA CLINIQUE
par Simone Korff-Sausse
LE LIEN AUX ANIMAUX FAMILIERS ET L’INCESTUALITÉ DU QUATRIÈME TYPE
par Alberto Eiguer
L’ENFANT SAUVAGE IDÉAL
par Sylvain Missonnier
TOMBEAU D’UN AMI MUET
par Christian David
CHEVAL, MON BEAU MIROIR
par Astrid Chefdhotel
ANIMALITÉ ET RÉSILIENCE
par Nina Talalaeff ......................................................
Le temps qui passe par Alain de Mijolla
Le site du mois par Yann Leroux

vendredi 11 décembre 2009

LETTERINA n° 51-52

La Dysharmonie des plaisirs : L'urgence de l'écriture : Colloque Guy de Maupassant Octobre 2009



Sommaire

La dysharmonie des plaisirs - L'urgence de l'écriture
Allocution d'ouverture de Serge Dziomba, délégué régional de l'ACF Normandie
Maupassant entre Freud et Lacan
Lacan avec Maupassant, Eric Guillot
Maupassant l'écorché, ou le réel sans voile, Patrick Petel
Les passions du vivant
Un peintre de l'amour ou le temps d'un regard, Lydie Lemercier
Le cœur, le corps, l'animal, Francis Marcoin
L'imaginaire et le réel
Le double, Marie- Thérèse Roi

Maupassant entre pudeur et ironie

l'exemple du Mont-Oriol, Sophie Marret
La femme et les causes
Une vie, le roman d'une féminité désenchantée, Clotilde Leguil
Le pessimisme de Maupassant et de Schopenhauer, Jean-Pierre Cléro
Débat: Guy de Maupassant aujourd'hui et la psychanalyse
Autour du colloque
Celui qui est hors de lui-même, Joseph Attié
De l'image au réel, Dominique Laurent
L 'hallucination du double, Eric Blumel
L'angoisse dans trois co'ntes de Maupassant, Valérie Péra-Guillot

jeudi 10 décembre 2009

L'arrêt de la cure

QUARTO n° 96 OCTOBRE 2009



Sommaire
Éditorial

La cure et son arrêt
Jacques-Alain Miller : Quand la cure s’arrête

Bernard Seynhaeve, Jacques-Alain Miller, Esthela Solano et Éric Laurent : Une passe

Éric Laurent : La passe : un pari contre le sujet supposé savoir
Sophie Marret : Quand la cure doit prendre fin
Durée courte
Gil Caroz : Un sujet supposé savoir la conclusion
Direction de la cure
Patricia Bosquin-Caroz : Antoine le « lettreur »
Damien Guyonnet : D’un usage de l’hallucination verbale
Témoignage de l’expérience du travail en carte
l Thierry Van de Wijngaert : De l’horreur dans le cartel
Pascale Simonet : Le cartel, une recherche à plusieurs qui force à penser
Annick Brauman : L’expérience du cartel
Virginia Rodriguez Rochette : Une fourmi sur sa bande de Mœbius

Un lièvre
Anaëlle Lebovitz : Trompe-la-mort en Patagonie

Théâtre
Dominique Lauwers-de Halleux : Castellucci ou la retour à la tragédie
Un numéro, un film
La rubrique de Daniel Pasqualin : Gran Torino (La colonne de transmission)

mercredi 9 décembre 2009

Pourquoi la violence ?

Revue enfances PSY n°45
Coordination : Martine DE MAXIMY - Jean-louis LE RUN



Editions : Erès
Prix : 16 €

Dans « Pourquoi la guerre ? », Freud s'interrogeait sur les raisons qui amenaient les hommes à s'entretuer. Aujourd'hui, les actes de violence, particulièrement des jeunes mais aussi des enfants, font l'objet d'un traitement médiatique et politique qui inquiète par sa superficialité et les risques de régression sur le plan des idées et des libertés qu'il comporte. Offrir une réflexion en profondeur qui s'attache à comprendre les multiples raisons, individuelles, familiales, sociales, culturelles, politiques, de surgissement de la violence, du bébé à l'adolescent, telle est l'ambition de ce numéro. Interroger psychiatres, psychanalystes, philosophes, éducateurs, magistrats, enseignants, pour ouvrir des pistes permettant de construire des réponses pertinentes et humanistes aux expressions d'un malaise qui ne saurait se réduire aux conséquences de ses effets.

vendredi 4 décembre 2009

Les traces de l'archaïque

Laure Ayoun, Patrick Ayoun, Francis Drossart (directeurs)



Paru le : 03/12/2009
Editeur : Erès
Collection : L'ailleurs du corps
Prix : 15 €

Les traces de l'archaïque seraient comme ces cicatrices que l'on croyait disparues et qui réapparaissent au froid telles des engelures. Ces traces que le psychisme peine à contenir ressurgissent à partir d'une effraction corporelle ancienne, de l'inconscient de celle qui devient mère à la faveur de la transparence psychique, lors du bouleversement pubertaire ou encore à l'imminence de la mort.

Les auteurs, psychanalystes et praticiens, nous livrent, sous l'égide de Monique Bydlowski, une réflexion riche et originale sur ces champs croisés de l'archaïque et de la trace que l'on retrouve dans la clinique du périnatal, du pubertaire ou dans celle des fins de vie.

Laure Ayoun, psychothérapeute, psychanalyste, exerce à Bordeaux en institution de soins palliatifs et en privé.
Patrick Ayoun, pédopsychiatre, psychanalyste, est responsable d'un service pour adolescents à l'hôpital Charles Perrens de Bordeaux.
Francis Drossart est psychanalyste et pédopsychiatre au CAMSP de Gonesse (95).

Se passer du père ?

Christian Demoulin



Paru le : 03/12/2009
Editeur : Erès
Collection : Humus
Prix : 23 €

« Se passer du père, ce titre rappelle une formule attribuée à Lacan et souvent citée : "Se passer du père à condition de s'en servir." En réalité, il s'agit d'une fausse citation. [...] Dans la phrase incriminée, il est question du Nom-du-Père et non... du père. [...]. Lacan a inventé ce concept de Nom-du-Père afin d'introduire une distinction qui lui semblait capitale pour s'y retrouver dans la clinique, en particulier pour différencier névrose et psychose. Mais ce n'est pas tout. Lacan voulait introduire le Nom-du-Père dans la considération scientifique. Quel est l'enjeu ? Pour en saisir l'importance, il faut voir que le discours scientifique permet de se passer du père. Je n'envisage pas ici le discours de la science dans toute sa complexité. Je considère le discours de la science au niveau de la biologie et de ses applications médicales. Il est clair que, pour le discours biologique, le père se réduit au géniteur et même au sperme jusqu'au jour où, peut-être, on pourra se passer du sperme avec le fameux clonage. Se passer du sperme à condition de cloner. C'est parce qu'il y a ce mouvement de la science et, précisément, des sciences de la nature, qu'il nous incombe d'introduire dans le discours scientifique la question du Nom-du-Père. » C.D.

Dans cet essai sur le malaise dans la civilisation capitaliste, l'auteur aborde un éventail de questions que rencontre la psychanalyse en ce XXIe siècle : la place du père, l'Œdipe, le diagnostic, la clinique du capitalisme, la violence, la perversion, l'homosexualité, le gadget, la honte, la religion et le bonheur.

jeudi 3 décembre 2009

Quelle liberté pour le sujet à l'époque de la folie quantitative ?

Hervé Castanet (dir.)



Paru le : 02/12/2009
Editeur : Pleins Feux
Collection : L'impensé contemporain
Prix : 25 €

Nous vivons sous le règne de la règle.
Celle-ci ne s'encombre ni de principes ni de généralités. Elle accumule les chiffres, fait série, prétend répondre à chaque cas. Sa logique est de tout intégrer partie après partie. Elle est métonymique et inductive. Prise concrètement, cette règle semble toujours ouverte, illimitée. Elle est souvent illogique (les chiffres ne sont que listes et ne renvoient à aucune réalité). Elle se proclame faussement règle qualitative tout en confondant la partie de la totalité avec la singularité qui y objecte.
Un terme classique la désigne : folie totalitaire - folie quantitative. Utopie insidieuse, elle est principe de mort et asservit les peuples. Comment la contrer ? Une direction est posée par Jacques-Alain Miller : " C'est une erreur, disait Lacan, que de faire de l'inconscient un dedans. Oui, parfaitement, l'inconscient est au-dehors, il est à penser en extériorité. C'est pourquoi, oui, "l'inconscient, c'est la politique".
Laissée à sa pente naturelle, la politique, nous le voyons tous les jours, est fantasmatique, mégalomaniaque, délirante. Bref : elle a besoin de psychanalystes, et de ceux, cliniciens et intellectuels, que la lecture de Lacan a formés " (Jacques-Alain Miller, Le Nouvel Ane, n° 8, février 2008, p. 3). Notre arme a un nom : c'est " le fer de lance, la pointe avancée de l'enseignement de Lacan appliqué à la guerre de civilisation en cours " (ibid.).
Pour cette guerre, il s'agit pour chacun de se réinventer. Car, bien sûr, " tout est pour le mieux dans le pire des mondes possibles " (Philippe Sollers) ! Hervé Castanet.

De l'exil à l'errance

Marie-Jeanne Segers



Paru le : 26/11/2009
Editeur : Erès
Collection : Psychanalyse et clinique
Prix : 28 €

Aujourd'hui, si l'exil n'est plus exclusivement politique ou économique, il est un départ qui signe un refus, une migration de rupture.
Refus de la pauvreté, refus de la violence, d'un régime politique, fuite d'une situation familiale. Le sujet du refus est dans un état intérieur de transition, d'opposition et de mobilisation qui nécessite un réaménagement personnel et contraint à une reconstruction de l'identité - souvent à travers une nouvelle langue - qui peut être vécue comme une trahison. Les aspects politiques, économiques, sociologiques, historiques, juridiques des migrations se conjuguent de manière subtile avec l'incidence de l'exil sur le sujet.
L'exil fait surgir des effets cliniques et symboliques irréductibles à la part objective de la réalité sociale des déplacements humains. Des effets extrêmes apparaissent parfois comme effacement subjectif. La psychanalyse éclaire cette perte de repères qui devient errance quand le temps, l'espace et l'histoire ne constituent plus un lieu pour la parole, un asile pour le sujet. C'est en effet dans la langue que la plus grave mutilation peut survenir.
A travers le paysage des migrations contemporaines qui font notre actualité, l'auteur dégage différents visages de l'exilé par analogie avec l'aphasie, les psychoses, le traumatisme et la mélancolie. En posant les jalons d'une meilleure compréhension, elle s'intéresse aussi à l'exil réussi de certains écrivains et philosophes.