vendredi 29 janvier 2010

Éthique du gay sçavoir

Revue L'En-Je Lacanien n°13
Rédacteur en chef : Michel Bousseyroux, Didier Castanet et Antonio Quinet



Editions : Erès
Janvier 2010

La théorie des affects relève, pour Lacan comme pour Spinoza, d'une éthique du Bien-dire. D'y déroger, la tristesse est un péché contre ce devoir de Bien-dire. Lacan, que le savoir du psychanalyste rendait plutôt gai, gamin même, lui oppose une éthique du gay sçavoir, par où il arrive que le psychanalyste rejoigne le poète.

Ont participé à ce numéro : Nathalie AOUSTIN - Michel BOUSSEYROUX - Didier CASTANET - Jean-claude COSTE - Cyrille DELORO - Monique DESORMEAUX - Xavier DOUMEN - Philippe FOREST - Carmen GALLANO - Luis IZCOVICH - Sebastien LANGE - Bernard LAPINALIE - Marie-jose LATOUR - Serge LAZARO - Pierrette MALGOUYRES - Progreso MARIN - Bernard NOMINE -

> Sommaire

mercredi 27 janvier 2010

Neuroscience et psychanalyse - Une rencontre autour de la singularité

François Ansermet, Pierre Magistretti (dir.)



Paru le : 21/01/2010
Editeur : Odile Jacob
Prix : 27 €

Quoi de commun entre, d'un côté, les neurosciences et le cerveau, et, de l'autre, la psychanalyse et le sujet ? Une perspective commune, celle du devenir et d'un devenir intégrant à chaque instant du nouveau, du non-programmé, du contingent, du discontinu.
Serions-nous donc déterminés pour échapper aux nécessités biologiques et sociales ? Point de rencontre entre neurosciences et psychanalyse, cette ouverture à l'imprévisible et à la créativité est, en tout cas, ce qui permet l'émergence de notre individualité singulière. Ce livre, issu d'un colloque organisé au Collège de France, réunit des psychanalystes, des philosophes, des psychiatres et des neurobiologistes de premier plan.
Pour la première fois, tous ensemble, ils engagent une discussion riche et ouverte sur la singularité et le statut de l'inconscient.

Les récits du temps

Jacques André, Sylvie Dreyfus-Asséo, François Hartog



Paru le : 20/01/2010
Editeur : PUF
Prix : 14 €

La façon qu'a l'homme d'être dans le temps est une interrogation commune à l'historien et au psychanalyste.
Au gré des cultures, des époques, des individus, la représentation du temps et l'inscription des êtres collectifs comme des êtres individuels dans le mouvement de la temporalisation varient. Autant de variations qui font éclater notre idée commune du temps, sa fausse naturalité. Il y a une histoire du temps, il y a aussi une psychogenèse de la temporalité. Peut-être faut-il même envisager que l'idée de temps, en elle-même, procède d'une invention, à l'échelle de la culture comme de la vie individuelle.
L'historien et le psychanalyste n'ont ni le même objet, ni la même méthode, leur dialogue n'en est que plus nécessaire.

Psyché, visage et masques

Jacques André , Sylvie Dreyfus-Asséo , Anne-Christine Taylor



Paru le : 20/01/2010
Editeur : PUF
Prix : 19 €

Les anthropologues sont-ils seuls à mettre en cause l'opposition classique du masque, comme fausse identité, et du visage nu, comme reflet d'une intériorité qui s'offre au regard d'autrui ? Le dispositif de la cure psychanalytique, sa manière d'absenter les visages en face-à-face et, du coup, de brouiller les identités, ne la questionne-t-il pas aussi ? Pour les anthropologues, la fonction du masque, qui rend matériellement présente une entité normalement invisible, interroge le système des identifications et des différenciations.
Dans la psychanalyse, cette capacité de médiation revient à Eros qui, à la différence de Narcisse, ne se fige pas dans sa propre contemplation mais invente les masques afin d'animer le théâtre intérieur et d'accepter la rencontre avec l'autre. Masque-déformation ? Masque-transformation ? Quel pouvoir conférer à ce qui peut faire passer du visage à l'identité ?

vendredi 22 janvier 2010

L'unebévue n°26

RHIZOME, CARTE, NOEUD BO



Rhizome et créolisation, une poétique
Rencontre avec Edouard Glissant

Il y a eu un petit livre, Rhizome, qui a précédé Mille Plateaux, et qui ensuite s’est intégré dans Mille Plateaux. Cette notion de rhizome avait eu une particularité, une singularité à l’intérieur même du développement et des errances de Guattari. Pour moi c’était une notion, ou une image, ou… une machine, qui illustrait bien les drames et les ouvertures des identités. J’ai été tout de suite sensible à la notion que l’identité-racine-unique est une identité qui tue autour d’elle. Bon, c’était la carotte de ma pensée sur ce plan… et que le rhizome, au contraire, était fait de racines qui s’entre-aidaient et qui se relayaient. Il y avait aussi le cas des épiphytes qui me concernait beaucoup parce que tous les arbres et toutes les forêts de la Caraïbe sont recouverts de ces épiphytes. Nous appelons ça des lianes, et qui ne tuent pas l’arbre mais qui le renforcent. Par conséquent, cette notion de rhizome, du point de vue identitaire, était précieuse, d’autant plus que, quand on disait l’errance de l’identité, les gens pensaient l’absence de l’identité. Il était important de faire savoir que l’errance de l’identité n’est pas une absence de l’identité. Le rhizome n’est pas une absence des racines, c’est une racine d’un genre particulier. Une racine entre-aidante.

mercredi 20 janvier 2010

LA Cause freudienne n° 73 - Décembre 2009

Les surprises du sexe



16 euros

Les surprises du sexe : éditorial, Philippe Hellebois
Le rapport sexuel : Lacan versus Ratzinger, Antonio Di Ciaccia
Le sexe et ses bienfaits, Marco Focchi
Internet, un mode de la perversion, Erminia Macola
Crise d'identité sexuée, Rosa Elena Manzetti
Une porno-dépendance virtuelle ou réelle ?, Maurizio Mazzotti
Clicc @, Massimi Termini
Réalité virtuelle et réalité sexuelle, Carlo Vigano
Le programme de jouissance n'est pas virtuelle, Eric Laurent
Le bruit des talons, Sonia Chiriaco
Le livre des instructions trompeuses,, Gustavo Dessal
L'homme aux loups : 2ème partie, Jacques-Alain Miller
Kraepelin, la fragilité d'une oeuvre colossale, Guy Briole
De quoi Kretschmer est-il le nom ?, Philippe De Georges
Robert Gaupp et le cas Wagner, Jean-Claude Maleval
Raymond Roussell, René Fiori
La surprise Lacanienne, CarolinaKoretski
L'autorité entre semblant et responsabilité, Alfredo Zenoni
Le peintre résidu, Gérard Garouste
Ni chose ni personne, Jean-François Lebrun
Un souvenir d'enfance silencieux, Clotilde Leguil

Transférer, Séparer, Associer : Le savoir du psychanalyste

Psychanalyse n°17 - Janvier 2010



En librairie : 11.02.2010
Editeur : Erès
Directeur de la revue : Laure Thibaudeau
Prix : 20.00 €

Souhaitons qu'en 2010 vous ayez vu le film de Michael Haneke « Le ruban blanc ? Rarement l'écriture cinématographique, dont on sait la parenté avec le rébus, aura su montrer de façon aussi probante que le mauvais exemple vient d'abord d'en bas et comment une collection hétéroclite de pères, dont le trait commun est de penser que la loi et l'ordre doivent venir à bout de la jouissance, fabrique une portée de nazillons. La psychanalyse elle-même, quand elle s'abuse d'une conception totalitaire de la castration, n'est pas à l'abri d'un tel résultat.
« La vraie psychanalyse » pourrait par contre glisser à l'oreille d'Haneke qu'on peut heureusement compter sur les fils et filles pour échapper au destin que leur réserve l'aveuglement paternel, à condition de nommer le point, infiniment variable, où un père n'est jamais à la hauteur. C'est d'ailleurs ce dont témoigne le jeune instituteur qui se fait le passeur de l'histoire.

vendredi 15 janvier 2010

La Passion évaluative

NOUVELLE REVUE DE PSYCHOSOCIOLOGIE n°8



Editions Erès
Prix : 25 €
Janvier 2010

Ce numéro a comme projet de favoriser une réflexion, la plus approfondie et la plus argumentée possible, sur ce qu’on pourrait appeler la « passion » ou même « la rage » évaluative contemporaine, sur les racines de cette passion qui est sous-jacente aux procédures d’habilitation, d’accréditation, de certification, d’indexation, sur les méthodes d’évaluation en vigueur et sur leur intérêt, leurs limites ou leurs impasses, sur les acteurs du processus, sur les domaines variés de l’évaluation, (l’enseignement, la formation, les organisations industrielles et commerciales, les institutions du secteur sanitaire et social, etc.). En définitive, il a pour but de favoriser une compréhension du devenir de l’évaluation et d’explorer le rapport qu’elle entretient avec le jugement, la sanction ou, au contraire, avec le développement d’individus et d’organisations qui se confrontent avec l’inévaluable.

Coordination : Gilles AMADO - Eugene ENRIQUEZ

Ont participé à ce numéro : Frederic BLONDEL - Marcel BOLLE DE BAL - Valerie BOUSSARD - Xavier BRIFFAULT - Marco BRUNOD - Christophe DEJOURS - Marie-jose DEL VOLGO - Sabine DELZESCAUX - Emmanuel DIET - Elian DJAOUI - Georges GAILLARD - Isabelle GERNET - Roland GORI - Andre LEVY - Jacqueline LORTHIOIS - Jean-pierre PINEL - Gerard REYRE - Jacques RHEAUME - Monica SAVIO - Rachel SIMBU - Daniele WEISS -

mercredi 13 janvier 2010

Contre l'uniforme mental. Scientificité de la psychanalyse face au neurocognitivisme

Gérard Pirlot



Sortie le: 14/01/2010
Editeur : Doin Editions
Collection : Polémiques
Prix : 27 €

Pour l’auteur de cet essai engagé, le discours cognitivo-comportemental dans la psychologie clinique et la psychiatrie est une « lobotomisation théorique » et un « prêt-à-porter » intellectuel assorti au « politiquement correct » ambiant qui veut éliminer la réflexion apportée par la psychopathologie psychanalytique.

Or, selon lui, l’épistémologie scientifique de ce quantitativisme est obsolète concernant la vie psychique : du fait du développement des sciences de l'auto-organisation, des théories du chaos déterministe, du connexionnisme neuroscientifique et du darwinisme neuronal, c’est plutôt aujourd’hui l’œuvre théorique de Sigmund Freud et la psychanalyse qui se trouvent être en mesure de se voir reliées au domaine scientifique, en particulier celle des sciences de la complexité.

Après une critique du quantitativisme auquel conduit, dans la clinique, le neurocognitivisme actuel, l’ouvrage cherche à montrer combien nombre d’hypothèses freudiennes (sur l’associationnisme cérébral et psychique, la mémoire, le refoulement, l’inconscient, les liens entre émotion, souvenir et acte moteur, les fonctions du rêve) sont aujourd’hui validées par les neurosciences.

vendredi 8 janvier 2010

EUGÈNE MINKOWSKI (1885-1972) ET FRANÇOISE MINKOWSKA (1882-1950) - Eclats de mémoire

Jeannine Pilliard-Minkowski



Parution : janvier 2010
Editeur : l'Harmattan
Prix : 12,50 €

A un tournant de son existence, Jeannine PILLIARD-MINKOWSKI, la fille des psychiatres Françoise Minkowska et Eugène Minkowski, se sent un devoir de retracer le parcours de ses parents. "J'ai le sentiment très intense que leur vie mérite d'être évoquée, d'autant que leurs travaux suscitent encore au sein de la psychiatrie actuelle un intérêt grandissant et constant, si j'en juge par le succès de la réédition des travaux de mon père sur la schizophrénie et ceux de ma mère sur Van Gogh et Rorschach. L'originalité de leur oeuvre (...) se perpétue malgré les années qui passent."

mercredi 6 janvier 2010

Lettre mensuelle n° 284 - Janvier 2010

Ecole de la Cause Freudienne



Accélération ! Jean-Daniel Matet
Dossier : Écriture
Cryptologie, Nathalie Charraud
Survol de « Lituraterre » : la promotion de l’écrit ?, Pierre Falicon
L’acte de l’artiste, entretien avec Douglas Kennedy
Du côté de l’ECF
Pulsion de mort au féminin, Dominique Laurent
Du côté de l’AMP
Joyce le symptôme, Gracian le saint homme, Yves Depelsenaire
Échos des ACF
Un enfant tyran et « des ogres inconsistants », Catherine Thomas
Ces enfants qui n’apprennent pas, Françoise Monnier
Pratique analytique
« Je ne pouvais pas parler », Margot della Corte
« Ce qui est privé, on ne peut le dire », Catherine Thimeur
À la façon de Romaine, Valentine Dechambre
Champ freudien
Cas d’urgence – Prochaines Journées du RI3, Maryse Roy
Arts et lettres
Que montre l’art contemporain ?, Thierry Vigneron
Lectures
Deux questions à Jean-Claude Maleval, Jean-Claude Fritiau

Marque-pages

Rédacteur en chef : Anne Combot
L’amour et la persistance du réel, Marie-Hélène Blancard
Trois pièces musicales, Claude Quénardel
Les bricoleurs du réel, Eric Taillandier
L’envers de la littérature à l’estomac ?, Jean Louis Morizot
Construction d’une mémoire, Damien Guyonnet

dimanche 3 janvier 2010

Freud et la France, 1885-1945

Alain de Mijolla



Parution : janvier 2010
Editeur : PUF
Prix : 49 €

Cet ouvrage raconte l’histoire de l’accueil fait à Freud et sa présence en France depuis son séjour en 1885 dans le service du professeur Jean-Martin Charcot à l’hôpital de La Salpêtrière jusqu’à sa mort en 1939. Mais cette histoire, où les événements sont décrits année par année jusqu’en 1945, montre aussi, à travers critiques ou louanges, la pénétration de ses idées en France dans les milieux littéraires ou scientifiques. Des figures illustres comme la princesse Marie Bonaparte et le Dr René Laforgue aident à la création de la Société psychanalytique de Paris en 1926 et l’on peut suivre l’évolution théorique et pratique de la psychanalyse en France selon les disciples fidèles, comme Rudolf Lœwenstein ou Sacha Nacht, ou des créateurs qui développeront plus tard leurs hypothèses, tels Jacques Lacan ou Françoise Dolto.
Ces années, dont chacune se présente comme un enchaînement d’événements, de discussions scientifiques et d’évocation des protagonistes, sont traversées, jusqu’à sa mort en 1939, par les opinions de Freud sur ce qui se passe en France ou sur les psychanalystes français débutants, par des extraits de son abondante correspondance avec Max Eitingon, Sándor Ferenczi, Ernest Jones, Marie Bonaparte ou René Laforgue, parmi d’autres. L’ensemble de ces documents présente une vue nouvelle et vivante des origines du mouvement psychanalytique français.

vendredi 1 janvier 2010

Quelle place pour l'inconscient de l'enfant dans le monde actuel ?

Que nous en apprend la pratique psychanalytique avec les enfants ?
Collectif



Éd. par l'Association lacanienne internationale - 2009 - 15.00 €

Dans les demandes de soins actuelles nous percevons des espoirs analogues à ceux qui sont suscités dans d'autres domaines par les succès scientifiques et les réalisations technologiques. Au souci légitime de résoudre la souffrance d'un symptôme s'est substituée l'exigence d'éradiquer un trouble. La recherche de la solution d'un problème supposait la prise en compte d'un manque alors que tout va actuellement dans le sens logique d'une obligation de résultat : l'adresse de la demande s'est réduite à une revendication de santé assurée et l'attention apportée au frayage de l'inconscient de l'enfant est étouffée par un savoir orthopédique sur lui.
Comment faire la part, dans les manifestations actuelles, des effets du refoulement et des effets du déni qu'alimente le discours social ? Quel versant du symptôme rapporter à la structure subjective de l'enfant en construction, au discours familial ou à la logique sociale ?