jeudi 17 mars 2011

La fonction du père et ses suppléances. Sous la plume des poètes

Liliane Fainsilber

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  • De Boeck; Édition
  • 15 mars 2011
  • Collection : OXALIS
  • 25 €
  • Présentation de l'éditeur

    Le père est là pour poser un interdit sur le corps de la mère mais son rôle ne se limite pas à cela. Il doit devenir un guide précieux et avertir sur les chemins de nos désirs. Il faut donc qu´un temps le père soit préféré à la mère comme étant celui qui détient le signifiant du phallus. Ce temps Lacan l´a nommé « père-version » ou version vers le père. Cette attirance pour le père ne peut s´effectuer que si la mère a été en quelque sorte dépossédée de ce qu´enfin de compte elle n´a jamais eu, un phallus imaginaire et si l´enfant a renoncé à venir combler ce manque de la mère, à être son objet phallique. Or ce qui rend possible ce renoncement c´est le cas que la mère fait de la parole du père. C´est donc la mère qui a cette lourde charge d´assurer ce transfert vers le père. Dans cette nouvelle version, le père peut ne pas être toujours à la hauteur. De là, la nécessité de venir étayer, conforter cette fonction paternelle défaillante. Les poètes ont l´art d´y remédier et devancent donc, à ce titre, les psychanalystes. Par la mise au monde de leurs oeuvres, les poètes nous démontrent ce qu´il en est d´une version vers le père réussie. Ainsi montrent-ils la voie de ce qu´on peut attendre de la fin d´une analyse. Dans une langue simple et précise, l´auteur décrit les défaillances de la fonction paternelle et ses suppléances, en prenant appui sur les écrits de poètes et écrivains, parmi lesquels Rilke, Kafka, Zola et Mallarmé. Avec trois fictions littéraires, « La légende de Saint Julien l´Hospitalier » de Gustave Flaubert, « Les Mémoires d´un névropathe » de Daniel Paul Schreber et « Le Roi des Aulnes » de Michel Tournier, elle étudie ce que Lacan a appelé les trois modes d´instauration de la fonction paternelle, dans la névrose, la psychose et la perversion. Ces approches littéraires explicitent les élaborations de Lacan sur l´oeuvre de Joyce, qu´il a nommé « Joyce-le-symptôme ».

    Le Mystère du corps parlant

    Revue du Champ Lacanien n°9 - Mars 2011

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    mardi 15 mars 2011

    CAHIERS PSYCHANALYTIQUES DE L'EST n°14 : Nouveaux désordres

    Bulletin de l’association Cause freudienne Est

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    Le rapport sexuel au XXIème siècle
    Esthéla SOLANO SUAREZ   Introduction
    Jean-Pierre GALLOY   Internet rives et dérives
    David SELLEM   "Barbaque"
    Isabelle GALLAND   Le barebacking
    Sophie MEYER   Délires d'ados
    Anne COLIN DÉAT   Contributions théoriques
    Jean-Marie ADAM   Désublimation répressive
    Catherine DECAUDIN   Comment l'amour condescend au désir ?
    L'Autre méchant
    Patricia SCHNAIDMAN   Le bug du sujet
    Alix MEYER   Tuévalueras ton prochain comme toi-même
    Jean-Pierre GALLOY   Mi Dieu, mi diable
    Jean-Marie ADAM   Sicut Palea
    Travaux
    Philippe CULLARD   Au bout du rêve
    Armand ZALOSZYC   Présentation du séminaire d'étude de l'ECF à Strasbourg
    Pierre EBTINGER   L'existence des fibromyalgies
    Myriam MITELMAN   Signorelli dans le séminaire XI
    Philippe KOEPPEL   Traduction du texte de Ernst Meumann
    Anne COLIN DÉAT   Le CEREDA
    Françoise LABRIDY   Le CIEN
    Isabelle GALLAND, Myriam MITELMAN   Notes de lectures

    > pour commander

    mercredi 9 mars 2011

    Freud collectionneur

    Michelle Moreau Ricaud

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    Février 2011 – Ed. Campagne première

    Le visiteur du cabinet de Freud à Londres (Freud Museum), ne peut que remarquer l’accumulation d’objets antiques. Freud collectionne rêves, mots d’esprit, lapsus… et antiquités. Michelle Moreau Ricaud analyse le rôle de cette passion dans l’invention de la psychanalyse et nous aide à comprendre, à travers l’étude de plusieurs figures de collectionneurs, tels que sir Thomas Phillipps, Balzac, Gatian de Clérambault, les ressorts du désir qui les anime.

    Psychanalyste, docteur en psychologie clinique, membre du Quatrième Groupe, chercheure associée au centre « Psychanalyse et Médecine » (univ. Paris Diderot-Paris7), Michelle Moreau Ricaud est secrétaire scientifique de l’Association internationale d’histoire de la psychanalyse, membre de la Société médicale Balint, présidente de la Maison Sándor Ferenczi-Paris. Elle a publié Cure d’ennui. Écrivains hongrois autour de Sándor Ferenczi, Paris, Gallimard, 1992 ; Michael Balint. Le renouveau de l'École de Budapest, Toulouse, Érès, 2000, rééd. 2007, et a collaboré à de nombreuses revues françaises et étrangères.

    Exils de langue

    Kostas Nassikas

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    Mras 2011 – PUF – 25 €

    « La main qui ouvrira mon livre aura peut-être serré la main de celui qui fut l’assassin de ma mère… Et pire encore pourrait arriver… Pourtant, mon destin est celui-ci : d’avoir à écrire des poèmes en Allemand », écrivait Paul Celan.
    C’est à partir de cette expérience d’un exil absolu que l’auteur a entrepris une étude au carrefour de la linguistique, de l’anthropologie et de la psychanalyse. Cette réflexion l’amène à interroger les modalités de présence de l’indicible et de la destruction de l’humain à l’intérieur de la langue. Il analyse plus particulièrement les modes de retour de ces « présences » à l’intérieur de l’expérience transférentielle ; celle-ci se révèle progressivement être un lieu de régression de la langue dans un bain sémiotique faisant émerger les dimensions et les conditions des origines du temps instituant sa (re)fabrication constante.

    lundi 7 mars 2011

    Dante Alighieri. Les effets inattendus de l'amour de la langue

    Revue La célibataire n°21 – Décembre 2010

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    Editeur : EDK – 25 €
    Sous la direction de : Charles Melman - Rédacteur en chef : Marc Nach
    L’intérêt que présente Dante Alighieri pour les psychanalystes provient de ce que, comme l’écrit Charles Melman , « Dante fait état le premier (avec ce génie qui est resté exceptionnel) de ce que devient celui qui se trouve confronté à l’émergence d’une langue nouvelle, ce qui se passe pour lui, l’aventure singulière d’abord, publique ensuite dans laquelle il se trouve entraîné. Cette aventure est au premier chef subjective et ne relève d'aucuns domaine jusqu’ici spécifié par le savoir. Et il se trouve que la psychanalyse est peut-être apte à venir répondre à cette lacune: “Qu’est-ce qui se produit pour celui qui se trouve confronté, emmené par cette langue nouvelle qu’il a en outre créée?” »
    1. Textes français et textes italiens traduits
    Dante et l'amour de l'Un, Charles Melman
    Un rêve de Dante, Carlo Albarello
    Béatrice, icône de l'amour, Roberto Mercuri
    La panthère parfumée, Jacqueline Risset
    Laure, la mort, le soleil : la paronomase et le sentiment de la langue chez Pétrarque, Pierre Laurens
    Dante Alighieri. La langue poétique comme épiphanie de la rencontre, Esther Tellermann
    Parler de sexe dans une autre langue : le cas Lolita de Nabokov, Janja Jerkov
    Devant le voile. Derrière le voile. Au-delà du voile, Pascale Chessa
    Passion et passionnel, Jean-Jacques Tyszler
    La langue de la Poupée, Marie-Charlotte Cadeau
    Une écriture féminine. Comment les Japonais apprennent-ils à écrire en chinois?, Eriko Thibierge-Nasu
    Joyce. L'amour entre symptôme et sinthome, Muriel Drazien
     
    2.  Textes Italiens et textes français traduits
    Dante e l'amore dell'Uno, Charles Melman
    Un sogno di Dante, Carlo Albarello
    Icona dell'amore è Beatrice…, Roberto Mercuri
    La pantera profumata, Jacqueline Risset
    Laura, la morte, il sole : paronomasia e senso della lingua in Petrarca, Pierre Laurens
    Dante Alighieri : la lingua poetica comme epifania dell'incontro, Esther Tellermann
    Parlare di sesso in un'altra lingua : Il caso Lolita di Nabokov, Janja Jerkov
    Devanti al velo. Dietro il velo. Al di la del velo, Pasquale Chessa
    Pasisone e passionale, Jean- Jacques Tyszler
    La lingua della bambola, Marie-Charlotte Cadeau
    Una scrittura femminile. Comme imparano i giapponesi a scrivere in cinese?, Erilo Thibierge-Nasu
    Joyce: L'amore tra sintomo e sinthomo, Muriel Dazien

    Transversales
    Dante ou du réalisme égocentrique / Dante o del realismo egocentrico, Marco Santagata

    jeudi 3 mars 2011

    Court traité de pratique de la psychanalyse

    Jean-Jacques Rassial

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    Mars 2011 – Erès – 23 €

    La psychanalyse est d'abord une pratique, une pratique rationnelle.
    L'auteur s'attache à présenter les différents axes de son exercice, dans un souci de transmission, à l'ensemble du public intéressé par la psychanalyse. Il soulève de multiples pistes de réflexion sur l'indication d'analyse, le début du traitement et la mise en oeuvre du dispositif, le transfert et l'interprétation, les fins de l'analyse.

    Influence

    François Roustang

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    Mars 2011 – Minuit – “Reprise” – 9 €

    L'influence est l'action cachée et continue d'êtres inanimés ou animés qui décident du destin de l'homme.
    Celui-ci, depuis des millénaires, interroge cette puissance pour savoir ce qu'il est autorisé à entreprendre. Il ne croit plus qu'elle provient des astres. Il la voit à l'oeuvre dans ce qu'il subit à l'intérieur de lui-même et à travers les relations qu'il entretient avec ses semblables. De nos jours, l'influence a pris le nom d'inconscient, corollaire d'une psyché fermée sur elle-même. Il s'agit en fait de l'appartenance de l'être humain au monde des vivants, plus précisément à son animalité.
    Métaphore de l'influence, l'hypnose, qu'il faudrait appeler veille du corps ou éveil de la vie, est la plaque tournante où peuvent s'échanger l'animalité de l'homme et son humanité. L'animalité ne peut pas être humanisée si l'humain n'a pas été animalisé. L'influence ainsi entendue devient le préalable de la liberté. Celle-ci n'est plus l'indépendance dont rêvait Narcisse. Elle est l'appropriation par l'homme de ce que lui impose sa condition de vivant. (Présentation de l’éditeur)