mercredi 29 juin 2011

Revue du MAUSS N° 37 : Psychanalyse philosophie et science sociale

MAUSS / La Découverte

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Juin 2011 – 23 €

Freud, génie, imposteur, messie laïc ? Loin de ces débats, la vraie question est de savoir quel est le statut de l'anthropologie, de la sociologie ou de la philosophie des psychanalystes ? Car, de Totem et Tabou à Malaise dans la culture, pour en rester à Freud, il y a bien - ou il y a bien eu - une sociologie, une anthropologie et une philosophie analytiques.
Comment expliquer qu'elles entretiennent si peu de rapports avec celles des sociologues, anthropologues et philosophes professionnels ? Que ces derniers ne s'intéressent plus guère à elles et, réciproquement, que les analystes ne se soucient plus d'eux ? Une telle ignorance mutuelle, fortement dommageable à tous, est le point de départ du décryptage proposé dans ce numéro: outre l'évident narcissisme disciplinaire de la petite différence, les causes sont sans doute à rechercher du côté du déclin général de l'idéal du savoir, lié à celui de l'idéal démocratique.
Quant aux remèdes, ne s'agit-il pas de chercher un terrain commun du côté du paradigme du don initié par Marcel Mauss, avant ses dévoiements, somptueux il est vrai, par Lévi-Strauss ou Bataille ? Et de réfléchir aux liens entre don, symbole, jeu, reconnaissance et objet transitionnel ?

(Editeur)

mercredi 22 juin 2011

… Pas sans le réel

H. Castanet, J-P Cometti, D. Commetti, I. Koch, G. Le Blanc, J-F Lyotard, S. Martin, H. Meschonnic, J-L Nancy, O. Rebufa.

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Il particolare - Himeros s Mai 2011 – 50 €

Sommaire :

Hervé Castanet : Prologue

Jean-Pierre Cometti : L’étoffe est politique

Jean-Luc Nancy : L’image : mimesis & methesis

Dino Commetti: Cézanne et le rêve de l’art : la pendule noire

Jean-François Lyotard : Sur la constitution du temps par la couleur dans le Paradigme du Bleu Jaune Rouge d’Albert Aymé

Henri Meschonnic : 15 poèmes extraits de "L’obscur travaille"

Olivier Rebufa : Porte-folio (accompagné d’un texte d’Hervé Castanet)

Guillaume Le Blanc : Le débordement du sujet selon Michel Foucault

Isabelle Koch : La « monnaie de Dieu » - sur le statut de l’être créé chez saint Augustin

mercredi 15 juin 2011

Lacan et la honte : de la honte à l'hontologie : étude psychanalytique

David Bernard

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Juin 2011 - Ed. du Champ lacanien, Paris - Collection
In progress – 25 €

La honte, remarquait Jacques Lacan, «on s'en est longtemps tu», car «ce n'est pas de cette chose dont on parle le plus aisément». Le long silence de la psychanalyse à l'endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s'opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd'hui consacrés. Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ? Jacques Lacan s'efforça d'y répondre, à l'occasion d'une leçon de son Séminaire L'envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s'y bousculent, dont l'on tâchera ici de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique, autant que dans le lien social contemporain. À leur croisée, soulignons déjà le diagnostic établi dans ce Séminaire : il n'y a plus de honte, derrière quoi pourtant, «une honte de vivre» affecterait secrètement le sujet moderne. Et Lacan d'en conclure : «C'est ça, que découvre la psychanalyse». Il s'agira dans cet ouvrage d'en éclairer les raisons, mais aussi de faire valoir ici l'inédit de l'offre analytique. Soit, là où proteste le dire du sujet de la honte «Oh non !», qu'il soit rieur ou silencieux, permettre qu'advienne un savoir. N'est-ce pas là un pari de la psychanalyse ? Freud n'y aurait pas contrevenu, qui aura fait de l'association libre, la «promesse» de ne pas céder sur la honte, plutôt d'apprendre d'elle.

La thèse de Doctorat de Psychopathologie dont cette étude est issue a reçu en 2008 le prix de thèse du SIUEERPP (Séminaire Inter Universitaire Européen, d'Enseignement et de Recherches en Psychanalyse et Psychopathologie clinique).

La scientologie déchiffrée par la psychanalyse : la folie du fondateur L. Ron Hubbard

Thierry Lamote

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Mai 2011 - Presses universitaires du Mirail-Toulouse, Toulouse – 23 €

Étudier l'Église de Scientologie comme une «simple» entreprise à but lucratif - et Ron Hubbard comme un pur escroc, à la fois machiavélique et rationnel -, c'est rater une dimension essentielle : la Scientologie est avant tout le produit du système délirant construit par son fondateur, dont la personnalité psychotique a laissé de profondes empreintes sur l'organisation et la doctrine.

Au gré d'une fascinante plongée dans les écrits d'Hubbard, cet ouvrage propose une approche décapante du phénomène scientologue et en renouvelle en profondeur la compréhension. Il passionnera les lecteurs férus de psychanalyse et, plus largement, tous ceux qui sont intéressés par l'emprise des mouvements sectaires.

(Editeur)

La psychanalyse entre mot

Annie Franck

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Mai 2011 - Hermann, Paris – Collection Psychanalyse – 19,90 €

«Nous naissons pour ainsi dire provisoirement quelque part ; c'est peu à peu que nous composons en nous le lieu de notre origine, pour y naître après coup, et chaque jour plus définitivement», écrit Rilke. Être au coeur de la recomposition des origines quand celles-ci semblent suspendues au dessus du chaos ou du vide, tel peut être le voyage de l'analyste dans la cure. Annie Franck évoque dans ce livre l'expérience transférentielle, alors qu'elle est confrontée aux limites du sujet, aux bords du corps, de la représentation et de la parole. Des patients sur le fil de l'existence. Dans quelle mesure l'analyste peut-il créer ici quelque chose entre les images, les blancs et les traces ? Que peut-on construire à la limite du représentable ? Avec une écriture remarquablement juste, Annie Franck tente de s'approcher et d'apprivoiser ce qui ne peut pas encore se dire et peut constituer pourtant un moment décisif du cheminement analytique. Entre la création et le respect de la violence de certaines images qui ne peuvent pas encore s'exposer, ici chaque pas compte, même les plus silencieux.

Figures de la psychanalyse, n° 21 Direction de la cure

Mai 2011

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Erès, 25 €

Éditorial

Direction de la cure

Pour introduire «la direction de la cure»

Alain Vanier

Ce qui oriente la cure

Claude-Noële Pickmann

Lacan et le processus de deuil dans la cure

Thierry Sauze

Le déclin de l'interprétation : de l'analyste interprète à l'émergence de la perlaboration

Jacques Sédat

Le paradoxe de l'abstention

Gérard Pommier

Destins de l'amour de transfert

Francisco Rengifo

La direction de la cure (transmission indirecte d'analysant à analyste)

Jean-Jacques Moscovitz

Qui dirige la cure ? À propos de la perversion

Marie-Laure Susini

Psychose : réaménagements de la suppléance perverse. Joyce, Wittgenstein et quelques autres...

Philippe Kong

La direction de la cure avec l'enfant

Marie Pesenti-Irrmann

La musique, l'interprétation et la direction de la cure dans le travail avec les bébés

Bernard Golse

Position de l'analyste en institution médicale

Andrée Lehmann

Les théories kleiniennes de la cure

Sabine Parmentier

Mélanges

Le corps symptôme de l'adolescence

Hélène Godefroy

Emily L. de Marguerite Duras : le poème ravi

Véronique Elfakir

Cabinet de lecture

Guy Dana : Quelle politique pour la folie ? Le suspense de Freud

Manya Steinkoler

Gérard Pommier : Que veut dire «faire» l'amour ?

Marielle David

Alain Didier-Weill : Un mystère plus lointain que l'inconscient

Marie Pesenti-Irrmann

Libres cahiers pour la psychanalyse, n° 23 Transfert d'amours

sous la direction de Catherine Chabert et Jean-Claude Rolland

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Mai 2011 – In Press – 20 €

Que sont les amours de transfert ? Simples déplacements d'investissements originaires, projections idéales et illusoires ou amours véritables, mettant à feu la scène de l'analyse et son théâtre intime ? La cure analytique fait revivre la vie amoureuse infantile : c'est là que se tient le coeur de la méthode inventée par Freud, découvrant la vie sexuelle de l'enfant et ses multiples courants, différents par leur origine, par leur qualité amoureuse ou haineuse, par leur rapport aux forces conservatrices de la vie et à celles qui s'y opposent. Chacun de ces courants requiert un traitement particulier, grâce à l'écoute active de l'analyste régulièrement pris dans les processus de « transfert d'amours » déroutants et parfois bouleversants.

À partir des « Remarques sur l'amour de transfert » de Sigmund Freud écrites en 1915, ainsi que de leur expérience analytique, les auteurs de ce numéro, psychanalystes pour la plupart, parcourent les voies sombres ou lumineuses de ces mouvements transférentiels.

Toxicomanies et psychanalyse : les narcoses du désir

Sylvie Le Poulichet

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Mai 2011 - PUF, Paris – Collection Voix nouvelles en psychanalyse – 25 €

La distance est grande entre les discours tenus sur la toxicomanie et l'expérience clinique que le psychanalyste acquiert de certains cas d'addiction toxicomaniaque dans sa pratique psychothérapique. Cette distance pourrait être négligée si le patient ne se trouvait pas lui-même pris dans la logique d'une pandémie sexuelle. Et le thérapeute peut-il échapper aux représentations de cette logique ?

L'expérience psychothérapique auprès des toxicomanes n'ignore rien des difficultés spécifiques - particulièrement graves - de la dépendance à une drogue. Et elle ne méconnaît pas non plus les apports de la biologie clinique sur les déficiences des défenses immunitaires. Il s'agit pourtant aujourd'hui de ne rien lâcher de l'exigence psychanalytique avec des patients réputés inadéquats à la cure analytique. La clinique se laisse donc transformer par l'expérience de ces cas difficiles et les modèles théoriques subissent les nécessaires remaniements que leur imposent des découvertes de fonctionnements psychiques jusque-là difficilement compris.

Ce livre constitue une réflexion informée et rigoureuse issue de la pratique analytique. Il entend proposer sous quelles conditions - à la fois théoriques et techniques - la psychothérapie est possible avec des cas qui traversent la nosographie psychiatrique et désorientent les oppositions classiques entre névroses, psychoses et perversions.

lundi 13 juin 2011

MENTAL 25 : "Psychanalyse, science et scientisme"

Nouvelle Ecole Lacanienne




Mai 2011 – 19 €

Il y eut débat entre science et psychanalyse, dès sa naissance.
Particulièrement sur le caractère de scientificité de cette dernière. Si, au travers du désir de Freud marqué par son époque et celui de Lacan, la psychanalyse a pu rêver d'être reconnue comme telle, la science ne lui a quasi jamais donné ses lettres de créance. Popper, par sa critique bien connue du rapport de la psychanalyse à la vérité, fut le premier à les lui contester. Le scientisme n'est pas en reste.
II en fait même son cheval de bataille actuel. Il leur est ici répondu, argumenté, réfuté. Chaque versant y est abordé sans faux-fuyants. Il était temps de reprendre et d'affronter ce débat en l'élevant à la hauteur et au sérieux épistémiques requis. L'exigence de qualité se devant d'être de la partie. C'est à quoi ce volume s'attache. Il fera date sur la question. Les démonstrations et les résultats qui s'y développent surprendront les idées reçues.
C'est la science qui s'en trouvera interprétée, dans son rapport au réel. Et le scientisme - au travers son notable représentant contemporain : le neurocognitivisme - démonté comme falsification du réel. Il s'y prouvera que si science et psychanalyse s'articulent, ce n'est qu'au sens où la science est condition d'émergence nécessaire de la psychanalyse. Que rêver d'une synthèse possible revient à nier ce réel sans loi, qui dans la science fait retour par l'angoisse du scientifique.
Que la psychanalyse occupe dès lors la place de vérité de la science. Qu'en ce sens, Lacan invite plus que jamais la psychanalyse - et les psychanalystes - à ek-sister par rapport à la science.

lundi 6 juin 2011

Penser notre époque : mutations du sujet ou solutions subjectives ?

CLINIQUES MEDITERRANEENNES N°83 – Juin 2011

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Editions Erès – 26 €

Notre temps présent, avec les malaises dans la civilisation dont il est porteur, serait-il le fait d'une époque au sens historique du terme ? À la croisée des savoirs et des discours sur l'évolution du droit, de l'institution, de la famille, de la psychanalyse elle-même, les auteurs interrogent la réalité d'un éventuel changement psychique et identitaire chez les sujets soumis à de nouvelles donnes collectives. Le choix adopté est d'aller au-delà des idéologies du changement ou de la mutation psychique en psychanalyse pour apprécier la prise par les sujets sur ces transformations.

Coordination : Alain DUCOUSSO-LACAZE - Marie-jose GRIHOM
Ont participé à ce numéro : Serge BEDERE - Christine BOUVIER-MUH - Frederic CAUMONT - Jean bernard CHAPELIER - Frederic CHAUVAUD - Michel DANTI-JUAN - Patrick DE NEUTER - Alain EHRENBERG - Simon FLEMAL - Armelle GAYDON - Emeline GROLLEAU - Julio GUILLEN - Marion HAZA- Jacques HOCHMANN - Bernard LEPRINCE - Michel MASSE - Celine MASSON - Dominique MEHL -Bibiana MORALES - Despina NAZIRI - Carole PINEL - Sabine PROKHORIS - Dominique RENIERS -Sebastien ROSE - Marie-jean SAURET - Rajaa STITOU -

ESSAIM n°26 : Se faire entendre

Juin 2011

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Editions Erès – 26 €

Les hallucinations auditives constituent l'indication la plus « parlante » d'une faille psychotique, transitoire ou pas. Mais que savons-nous vraiment des hallucinations ? Certes, leur caractère xénopathique et le fait que le sujet les croit plutôt qu'il n'y croit (selon la juste remarque de Lacan) sont des traits communs. Mais leur variété est si grande, leurs limites avec le discours intérieur et les injonctions propres parfois si difficiles à établir, que l'on peut dire que des hallucinations auditives il y en a autant que de sujets parlants. Ces hallucinations, que l'on appelle des voix, quel est leur lien avec la voix ? Les voix sonorisent la voix qui, comme objet pulsionnel, n'est pas sonore en elle-même mais se définit par la scansion, le temps à dire les choses, le silence entre les mots dits. Comment relier les trois temps de la pulsion invocante (entendre, être entendu, se faire entendre) aux voix et à la voix ? Le « se faire entendre » représente-t-il une articulation entre la voix et les voix ? Que dire aussi de la façon dont l'espace public est aujourd'hui envahi de formes de paroles toutes faites, impératives, qui fonctionnent comme un discours imposé ? Si l'hallucination révèle une disjonction entre le parler et l'entendre, une altération dans le circuit qui mène au « se faire entendre », elle pose aussi la question de savoir comment les psychotiques se font entendre aujourd'hui, et des mal-entendus qu'ils suscitent.

Ont participé à ce numéro : Herve BENTATA - Fernand CAMBON - Patrick CHAMBON - Yann DIENER -Guy felix DUPORTAIL - Patricio GUZMAN - Marjolaine HATZFELD - Claude JAEGLE - Patricia JANODY -Marie-lise LAUTH - Patricia LEON - Marc LEVIVIER - Thierry LONGE - Michel PLON - Erik PORGE -Dominique SIMMONEY -