jeudi 28 juin 2012

Borderline : démarcation de la psychose

L'en-je lacanien n° 18, 2012/2


Juin 2012 - Editions Erès

Borderline : en anglais, ligne de démarcation. Qu'est-ce qui démarque la psychose de la névrose et de la perversion, la forclusion du refoulement et du démenti ? La réponse à ces questions de structure a été renouvelée chez Lacan à partir de son approche borroméenne, en particulier avec les nouveaux concepts de suppléance et de fonction de nomination. Par delà le cas de Joyce le symptôme, des cas comme celui de l'Homme aux loups, de Kurt Gödel, de Georg Cantor, d'Antonin Artaud (et d'autres), pour lesquels ce n'est pas la nomination par le symptôme qui supplée, peuvent être ainsi relus.


Flux, trace, temps, inconscient - Entretiens sur la musique et la psychanalyse

Pascal Dusapin


Juin 2012 - Cécile Defaut - 18 €

Présentation de l'éditeur :

Il s'agit d'une conversation en quatre temps réalisé par des psychanalystes avec le compositeur Pascal Dupasin. Le principe d'un tel ouvrage était pour nous, psychanalystes, la possibilité d'apprendre sur la façon dont un compositeur majeur de sa génération parvient à transmettre de manière exceptionnelle ce qui préside à sa création musicale. En particulier, l'application du compositeur à dire, et non à expliquer, "ce quelque chose d'avant la musique", cette "part confuse, celle où nous ignorons" qu'il désigne aussi comme "l'innommable" au principe de la composition et qui rencontre, au plus près, l'objet de la psychanalyse. 
Des entretiens successifs se sont organisés, d'abord autour de la question du flux, puis du temps, de la trace et enfin de l'inconscient. A ceux-là s'ajoute une série d'études à partir de la psychanalyse, non pour l'appliquer à la musique ou à la création mais pour mettre au travail ce que Pascal Dusapin peut apporter à celle-ci. C'est la voie joycienne que Jacques Lacan emprunta pour serrer le réel en jeu dans la psychanalyse, à partir de l'acte créateur lui-même. 
"Composer est un acte, un acte vivant" disait Pascal Dusapin lors de sa Leçon inaugurale au Collège de France. L'audace du compositeur, la distance qu'il prend par rapport au savoir déjà institué, celui de ses maîtres, cette liberté inouïe, s'entend dans chacun de ces entretiens. Le souci de maintenir une parole porteuse de nouveauté rencontre celui de Jacques Lacan qui savait arracher la psychanalyse à son repli dans le sommeil de l'orthodoxie.

mardi 12 juin 2012

Freud et l'humour juif

Michel Steiner


Juin 2012 - In Press 

En 1905, lorsqu'il publie Le Mot d'esprit et ses rapports avec l'inconscient, Freud n'est pas loin d'écrire un recueil de blagues juives. Histoires de marieurs, histoires de schnorrers (tapeurs), histoires subversives... Freud y analyse avec une évidente délectation une vingtaine d'histoires juives. 
Vingt-trois ans plus tard, en 1928, Freud traitera de l'humour dans un autre texte où le mot « juif » sera le grand absent. L'humour est alors considéré suivant une perspective froidement scientiste, métapsychologique. Plus simplement, à compter de cette date, pour Freud, l'humour n'est qu'anglais. Pourquoi une telle rupture ? Michel Steiner se penche sur cette énigme et nous entraîne dans une formidable plongée aux origines de la psychanalyse.
Quoi de commun entre l'humour juif et la psychanalyse ? L'impertinence du schnorrer, le cynisme du marieur, la logique renversante du rabbin... mettent à mal les normes de la vérité et de la morale. Le temps d'un éclat de rire, les histoires juives créent un monde où les principes perdent de leur rectitude.
Comme l'humour juif, la psychanalyse malmène la raison en subvertissant quelques inaltérables vérités. Pour Freud, la logique de l'inconscient et l'humour juif, c'est du pareil au même. Cette logique formalise ce que les histoires illustrent. Les tenants de l'ordre moral bourgeois, à leur façon, ne s'y sont pas trompés en qualifiant la psychanalyse de « perversion juive ».
Un essai foisonnant, réjouissant, stimulant... au travers duquel Michel Steiner renouvelle notre lecture de Freud. Avec en toile de fond ce questionnement sur cet « autre » si proche et sur la singularité du signifiant « juif ». 
 

lundi 11 juin 2012

Lacan, psychanalyste. Témoignages

Revue du Champ Lacanien n°11




Mai 2012 - 20 €


Liminaire
Lacan, psychanalyste.
-  Témoignages D’un usage éthique de l’inconscient, Jacques Adam
-  Présence de Lacan, Irène Diamantis
-  Le temps pour comprendre, Claude Dumézil
-  Lacan et le gay sçavoir, Françoise Gorog
-  Jacques Lacan, psychanalyste et passeur de discours, Erik Porge
-  Effet de transmission, Colette Soler
Hommage à Guy Clastres
-  « Je suis médecin psychiatre mais... »
-  Conférence sur les discours
Clinique
-  Apprendre de l’autiste, Bernard Nominé
-  La politique du symptôme dans la direction de la cure, Dominique Fingermann
-  Symptôme et structure : leçons de l’obsession, Sidi Askofaré
Politique de la psychanalyse
-  L’affaire du 9 octobre, Stéphanie Gilet-Le Bon
-  Le passeur, Colette Soler
-  Le discernement du passeur, Elisabete Thamer
Entre champs
-  « Ab-sens » du politique, Bernard Baas Étude
-  Gil Joseph Wolman, l’homme séparé, Graciela Prieto
Lectures
-  Michel Bousseyroux, Au risque de la topologie et de la poésie. Élargir la psychanalyse, Toulouse, Érès, coll. « Point hors ligne », 2011 ... par Christophe Fauré
-  Philippe Forest, Beaucoup de jours d’après Ulysse de James Joyce, Nantes, Éditions nouvelles Cécile Defaut, 2011 ... par Marie-José Latour
-  Paul Jorion, Le capitalisme à l’agonie, Paris, Fayard, 2011 ... par Frédéric Pellion


lundi 4 juin 2012

Les noms et la nomination

L'Horizon des Confluents 2012 Hors-série



2012 - L'Envers de Paris et l'Association de la Cause Freudienne Ile-de-France


SOMMAIRE

Charles-Henri Crochet, Marie-Claude Sureau - Avant-Propos
Avertissement

OUVERTURE
Pascal Pernot - À ordre symbolique inconsistant, clinique créationniste du nom
Éric Laurent - L’impossible nomination, ses semblants, son sinthome

TROU ET NOMINATION
Marie-Hélène Blancard - Ecriture et nomination : la jouissance prise à la lettre
Karim Bordeau - Bouteille de Klein, nom propre, trou

NOMS PROPRES
Paulo Siqueira - Modes de nomination du père
Bernard Jothy - Sous le nom d’enfant fantôme

IDENTITÉ, DIFFÉRENCE, NOMINATION
Françoise Fonteneau - Identité et nomination
Vassiliki Gregoropoulou - Nom et trait unaire

EFFORTS DE RÉPLIQUE DANS LA PSYCHOSE
Marie-Claude Sureau - Efforts de réplique, effets de nomination
Bertrand Lahutte - Quatre recours à la nomination

INTERPRÉTER, RECOMPOSER
Adela Bande-Alcantud - Nomination et inconscient
Fabien Grasser - Nomination et interprétation

AVEC JOYCE
Pierre Naveau - Joyce et les Noms

CLINIQUE BORROMÉENNE
Marie-Hélène Roch - Nommer, se renommer. Clinique borroméenne
Pascale Fari - Injure, holophrase, nomination

NOMINALISME ET USAGE DU SEMBLANT
Serge Cottet - Nominalisme : le nom du symptôme
Francesca Biagi-Chai - Jouissance, nomination, semblant. Traitement d’une paranoïa

CLÔTURE
Pascal Pernot - Univers clinique en expansion