jeudi 24 mars 2016

Revue Mental 33 - Suis-Je Victime ?

Eurofédération de psychanalyse - Novembre 2015


Éditorial : 
Clotilde Leguil,  « L’être-victime et la marque du trauma »

L’événement européen, retour sur pipol 7
Jean-Daniel Matet, Après-coup !

Diagnostiquer le présent
Éric Laurent, Occupy terror : les places et le trou
Deborah Gutermann-Jacquet, « Islamophobie », un signifiant qui divise
Rachid Benzine, Lire l’islam au présent
Miquel Bassols, La technique, la religion et leurs victimes
Alain Finkielkraut dialogue avec Agnès Aflalo, « L’identité malheureuse » après Charlie

L’interview de MENTAL
Rencontre avec Richard Rechtman sur « L’empire du traumatisme »

Nouveaux enjeux de la psychanalyse
Jacques-Alain Miller, Le désenchantement de la psychanalyse

Logique de la clinique
Pierre-Ludovic Lavoine, Survivante et victime de l’Autre
Guy Poblome, Une femme rabaissée
Marga Auré, Mon propre bourreau
Caroline Leduc, La preuve vivante
Edwige Shaki, De l’exil subi à l’inscription choisie
Marie Laurent, La marque du Nom
Jonathan Leroy, L’homme aux pigeons
Ariane Chottin, Une Antigone d’aujourd’hui
Laurent Dupont, Casser la gueule !
Thierry Jacquemin, Victime des attentats ?
Marie-Claude Lardeux, Un cas de « déradicalisation »
Djamila Mebtouche-Garadi, De « victime » à « indigné »

Autres liens, autres lieux
Antoni Vicens, La lettre Guernica
Virginie Leblanc, Marceline Loridan-Ivens, l’insondable décision de résister
France Jaigu, Un entretien avec Élisabeth de Fontenay
Emmanuel Maudet, Des victimes en série


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Fethi Benslama (dir.) : L'idéal et la cruauté. Subjectivité et politique de la radicalisation

Nouvelles Editions Lignes - Novembre 2015


Quels sont les ressorts subjectifs du processus de radicalisation et du passage à l’action violente ? Quels enseignements peut-on en tirer au regard de la clinique et de l’étude des trajectoires individuelles ? Comment penser ce problème au carrefour de la psychologie individuelle et collective, de la clinique et du poli- tique ? Ce livre qui réunit les contributions de psychanalystes, de psychiatres, d’anthropologues et d’enseignants vise à éclairer les articulations à travers lesquelles des jeunes peuvent être saisis par un discours guerrier, qui les autorise dans certains cas à devenir « tueur au nom de... » Les trajets qui conduisent vers de tels engagements n’obéissent pas à un modèle aussi univoque et déterministe qu’on le prétend généralement. Une cartographie reste à établir, mais l’entrée par la question de l’idéal permet de lire comment s’engage le processus qui déclenche les actes les plus cruels par le jeu des identifications aux figures de la victime et du vengeur.

Psychanalyste, professeur de psychopathologie clinique, directeur de l’UFR d’études psychanalytiques à l’université Paris-Diderot, Fethi Benslama a notamment publié : La Psychanalyse à l’épreuve de l’islam (2002) et La Guerre des subjectivités en islam (Lignes, 2014).

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mercredi 23 mars 2016

Antonio Alberto Semi : Contes de fait. Scènes de la vie consciente

Gallimard - Mars 2016 - Connaissance de l'inconscient


Le psychanalyste vénitien Antonio Alberto Semi, théoricien connu du freudisme, laisse ici libre cours à une pensée descriptive, claire, teintée d'un peu de mélancolie, qui produit une émotion voisine de celle qu'on a en lisant Bassani ou Pavese, et porte sur la perception de la vie quotidienne, et ses surprises. Les faits de conscience (et les perceptions sensorielles qui vont avec) nous semblent généralement si évidents qu'il ne vient pas à l'idée de les mettre en doute. Et pourtant ils sont d'une " inimportance positive " comme dit joliment l'auteur. Derrière un incident ordinaire comme chacun peut en connaître, l'inquiétude arrive. Au cours de seize chapitres se succèdent ainsi des scènes de la vie quotidienne et de la psychanalyse, avec l'histoire de la dame d'en face, dans le vaporetto, qui dévisage l'auteur, en silence, pendant de longues minutes pendant lesquelles l'auteur fait une sorte d'auto analyse avec ce regard muet ; celle de la photo, au fond d'un tiroir, de tante Elisabetta à ses dix-huit ans qui dans l'enquête qui remonte des souvenirs se révèle être le visage unique de plusieurs drames ; la scène de la maison de vacances en Istrie où, à table, on avait le droit de jouer avec les mots ; la séance avec un patient dont les histoires s'entremêlent avec celles que l'analyste se raconte ; le visage glacé de Mlle V. qui porte un numéro tatoué sur son avant bras. On pourrait se croire dans un livre de nouvelles romanesques. Mais chaque récit se soutient d'une méditation psychanalytique exigeante, qui pose la question du rapport entre d'un côté l'expérience consciente, les perceptions, et de l'autre la théorie de cette expérience. Est-ce un rapport unitaire, ou unifié ? Ou bien est-ce un rapport nécessairement en crise ? Le concept conforte-t-il l'expérience qui lui a donné lieu, ou la soupçonne-t-il d'être éclatée par nature ?

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vendredi 18 mars 2016

Michel Juffé : Sigmund Freud - Benedictus de Spinoza: Correspondance 1676-1938

  • Gallimard - Mars 2016 - Connaissance de l'inconscient


Voici une correspondance peu banale. Début 1670, à trente-huit ans, Spinoza (exclu de sa communauté depuis qu'il a vingt-trois ans) publie, anonymement, son Traité des autorités théologiques et politiques. Ce livre est iconoclaste. Il montre que la Bible est de source humaine, que les miracles sont des manières de parler, que les prophètes sont plus doués de convictions et d'imagination que de raison ; que Moïse lui-même n'est pas l'auteur de la Torah et que, si Dieu lui parle " face à face ", c'est une figure de style, car Dieu n'est pas une personne qui pourrait s'adresser à une autre personne. Tout porte à croire que Freud ne connaissait guère Spinoza. Il en parle très rarement. Lorsqu'on lui demande, en 1932, de contribuer à un ouvrage pour le tricentenaire de la naissance de Spinoza, il décline l'invitation : il n'est pas qualifié. En 1934, Freud écrit ce qui deviendra L'Homme Moïse et la religion monothéiste, livre publié l'année de sa mort, en 1939. Il s'attaque aux fondements de la religion. Romain Rolland l'incite à lire, ce qu'il fait, le Traité des autorités théologiques et politiques. Pourtant, aucune allusion à Spinoza dans L'Homme Moïse, alors que tous deux partagent nombre d'idées essentielles et controversées. D'où l'idée de Michel Juffé d'écrire cette correspondance, de faire se parler et s'expliquer les deux grands hommes sur ce qui les sépare et les réunit. Au début de ces seize lettres, Freud a quatre-vingts ans et deux ans et demi à vivre et voit venir la tempête qui va s'abattre sur l'Europe. Le désir de savoir ce que Spinoza aurait pensé de son Moïse le décide à lui écrire, à deux-cent-soixante ans de distance. Spinoza est enchanté et lui répond. Lui, n'a plus qu'un an à vivre. Ils n'ont plus rien à perdre, plus rien à gagner, d'où leur très grande sincérité. Ils sont curieux jusqu'à la passion, et ils vont s'obliger réciproquement à être clairs et à aller plus loin. Chacun cherche à faire comprendre à l'autre de quoi il retourne et cela donne une lecture vivante, mouvementée, souvent drôle sans rien de complaisant, émouvante à la fin. Un glossaire des auteurs cités termine l'ouvrage.

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mardi 15 mars 2016

Sandra Meshreky : Psychanalyse sans domicile fixe. Topologie de sans-logis

Les Contemporains favoris - Janvier 2015 - Collection bleue


Avant-propos - " Ces recherches sont nées de la profession que j’ai exercée pendant plus de quatre ans au sein du Samu Social de Paris comme écoutante sociale du 115, permanence téléphonique d’urgence des sans-abri. Les écoutants sociaux sont souvent des psychologues, des éducateurs spécialisés ou des assistants sociaux. Pour ma part, j’ai fait des études de philosophie. Cet ‘amour de la sagesse’ (φίλο-σοφία) s’est commué en Désir de vérité quand la psychanalyse s’est progressivement imposée à mon écoute comme le seul vrai cadre possible, et trop peu exploré, d’accueil de la parole de celles et ceux que l’on nomme S.D.F.... " Sandra Meshreky

Présentation - Exclus de partout, les S.D.F. se tiennent pourtant au cœur de la cité. À l'ère de la surconsommation, ils donnent à voir ou à imaginer un dénuement à la fois insupportable et fascinant. Et si cette détresse réelle ou supposée cachait autre chose ? Quelque chose bien moins du côté du besoin que du désir ? À partir d'une expérience de quatre ans au Samu Social de Paris, l'auteur ouvre à un autre regard sur les S.D.F.. Son approche psychanalytique de l'errance sociale invite à redécouvrir l'originalité et l'actualité de la pensée lacanienne. Son état des lieux fait du lieu lui-même le point central. La difficulté pour un S.D.F. à habiter un lieu physique se révèle comme le symptôme d'une difficulté à habiter un lieu symbolique. C'est dire que l'obsession du lieu dans le corps du sans-abri trouve un écho dans l'obsession du lieu dans l'esprit du psychanalyste, et que la question S.D.F. offre de tester l'intérêt topologique que Lacan fait prendre à la psychanalyse. 

Sandra Meshreky est psychothérapeute et poursuit son cursus analytique au sein de l'Association Lacanienne Internationale.
" Le grand radar électrifié de Sandra Meshreky est une arme de guerre contre l’endormissement, un allié de révolte pour échapper aux moules du social, une amie pour ne pas perdre sa colère." *
* Extrait de la préface de Julia Peker

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mardi 8 mars 2016

Savoirs et clinique n°20 : Au revoir tristesses ! Psychanalyse des dépressions et des mélancolies individuelles et collectives

Editions Erès - 24 Mars 2016


Depuis l’Antiquité, les tristesses ont été interrogées et décrites sous le nom de mélancolie par les médecins, les poètes et les penseurs. La psychanalyse s’inscrit dans cette tradition tout en la dépassant. La coupure avec la tradition millénaire a été opérée par Freud. Il est nécessaire de dégager de sa seule considération médicale l’intérêt que nous portons à la structure mélancolique : la mélancolie n’est pas seulement une pathologie mais aussi un objet de la pensée, une affinité du sujet avec l’écriture et un symptôme ravageant la société. L’esprit ouvert de la psychanalyse aide à désamorcer la charge mortifère des dépressions et permet de dire au revoir à la tristesse. Cette livraison, qui s’intéresse aux multiples aspects de la structure mélancolique et dont le thème inclut la réflexion sur la terreur et la violence contemporaine, présente, à côté des recherches cliniques, celles de champs voisins de notre discipline. Sont ici convoqués les arts, la littérature et la philosophie faisant résonner « la voix noire » de la mélancolie, celle de David Foster Wallace, Walter Benjamin, Roland Barthes, du poète latin Ovide, également celle de metteurs en scène et d’artistes contemporains.

Avec la participation de Bernard BAASSylvie BOUDAILLIEZDiana CAINEDenis ECHARDDaisuke FUKUDASibylle GUIPAUDFranz KALTENBECKMagdalena MARCINIAKSylvain MASSCHELIERGeneviève MORELManya STEINKOLERMonique VANNEUFVILLEAntoine VERSTRAETDiane WATTEAUFrédéric YVAN

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lundi 7 mars 2016

Actes du Quatrième Groupe, 2016, n°5 : Le meurtre et l'inceste

In Press - Mars 2016 -  Actes du Quatrième Groupe


Ce cinquième numéro de " Actes ", la revue annuelle du Quatrième Groupe - organisation psychanalytique de langue française a pour thème " le meurtre et l'inceste " ; actes dont la prohibition est un principe fondateur du processus culturel de l'humanité. Les approches complémentaires, anthropologiques, cliniques, métapsychologiques, tissent le canevas de ce recueil de textes : Voyage temporel avec la construction des interdits, absolus et relatifs, et toujours transgressés depuis les temps primitifs jusqu'à ce jour. Récits de cas, individuels et collectifs, permettant de saisir les aléas de la constitution de l'identité, de l'altérité, de la structure de l'Oedipe et des replis narcissiques. Plusieurs concepts originaux sont dégagés par les auteurs. Une deuxième partie regroupe les réflexions de quatre psychanalystes de notre groupe à la suite des attentats de janvier à Paris, dans l'immédiat, et dans l'après-coup. En conclusion, une réflexion sur le mal et la mort inspirée par le dernier livre de Nathalie Zaltzman. Car le mal veille, toujours vivace !

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jeudi 3 mars 2016

André Meynard : Des mains pour parler, des yeux pour entendre. La voix et les enfants sourds

Erès - Février 2016 - Psychanalyse et clinique


Parler, entendre ne sont que par l'effet de la dimension désirante qui ouvre seule nos oreilles, mais aussi, comme le soutient l'auteur, qui insère les yeux et les mains dans le circuit langagier pour tout humain : en cela les enfants Sourds nous enseignent. Cet ouvrage s'inscrit en faux contre tout abord qui met l'accent indûment sur le seul sonore pour accéder au parler et à l'entendre. Il démontre par son abord clinique comment la vocalisation n'est pas la seule voie pour recevoir le langage. Le geste humain comme les yeux font partie intégrante de la créativité langagière chez les " parlêtres " que nous sommes. Les enfants Sourds n'ont pas à être considérés comme des déficitaires à soigner par le son, il ne s'agit pas tant de médicaliser leur existence que de parvenir à les entendre en reconnaissant l'originalité de leurs modalités langagières.

André Meynard est psychanalyste à Marseille. Il est membre de l'association de psychanalyse Encore et du Groupe régional de psychanalyse (GRP). Il anime mensuellement à Marseille un séminaire avec traduction en langue des signes française (LSF) centré sur les questions du langage et de la parole. Il a publié aux éditions érès : Soigner la surdité et faire taire les Sourds (2010), Surdité, l'urgence d'un autre regard (2008), Quand les mains prennent la parole (2002).

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Itzhak Benyamini : Paul et la naissance de la communauté des fils. Etude sur les fondements du christianisme à la suite de Freud et Lacan

Berg International - Janvier 2016


A la suite des démarches théoriques de Freud et de Lacan, Itzhak Benyamini tente de défier leur façon de penser, non en la contredisant simplement mais en évoquant le mode dialectique sur lequel fonctionne l'émancipation paulinienne. Selon lui, les Epîtres de Paul créent simultanément deux dimensions de la subjectivité occidentale. Elles fondent une communauté de fils privés de père, destinés à s'émanciper, dans un futur immédiat tant de la dimension de la loi que de celle de la mort qui la domine – qu'il s'agisse de la loi religieuse de la Torah ou de la loi dans son sens impérial. Paul élabore certes une position universaliste et émancipatrice, mais il s'agit d'un universalisme refermé sur soi. Il offre à tout homme de changer ses rapports avec autrui et avec Dieu, mais son universalisme s'applique à n'accorder son amour qu'à un autre membre de la communauté – ou à quelqu'un qui se propose d'y appartenir. En ce sens, du point de vue de l'auteur, à la suite de Freud et de Lacan, Paul est également le fondateur, dans la culture occidentale, d'une certaine forme d'émancipation coercitive, tel que l'incarneront la révolution jacobine, le communisme et le discours d'amour et d'émancipation du libéralisme, qui se répand en flattant les divers egos à travers le monde. Il est pratiquement impossible de résister à ce discours, aussi bien chrétien que postchrétien.

Benyamini traite des rapports de la religion et de la psychanalyse et de l'interprétation de l'Ancien et du Nouveau Testament. Il a édité, avec Idan Zivoni, le recueil Esclave, jouissance, maître (2002) et publié (en hébreu) Que veut le mâle ? (2003), Son livre sur Paul a été récemment traduit en anglais et en allemand.

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mercredi 2 mars 2016

France Dupuis Zeldorf : Hélène Cixous. Ecriture, énigme du désir et jouissance de la féminité. Dialogue entre littérature et psychanalyse

CreateSpace Independent Publishing Platform - Janvier 2016


Depuis bientôt cinq décennies et une soixantaine de livres, mêlant fictions narratives et autobiographiques, pièces de théâtre et essais, Hélène Cixous explore le langage qui apparaît d’un signifiant à l’autre dans une langue «plurielle » comme le personnage central, l’Autre du langage mythifié. Mais ce langage est aussi objet du désir, « objet petit a », laissant son empreinte dans des textes marqués par le trouble de l’indicible d’un dire aux prises avec le réel et avec la figure du père comme béance et point de départ de l’écriture. L’écriture d’Hélène Cixous se fait énigme, surgissant d’un lieu inexploré en elle, bannissant le sens, explorant le langage pour ne conserver que la lettre : « Il y a des sources. C’est l’énigme » dit-elle. Son œuvre littéraire, en constant mouvement, a toujours dialogué avec de nombreux domaines dont la psychanalyse. Très avertie aux discours freudiens et lacaniens qui viennent enrichir sa littérature, et qu’elle pastichera également à l’occasion, Hélène Cixous écrit l’indicible de l’énigme du sujet dans son rapport au désir et au langage. Notre lecture avec Lacan souhaite montrer comment se manifeste cette énigme qui vient marquer jusqu’à la structure même du langage et se réalise comme une jouissance de la féminité. Dans cet essai, France Dupuis Zeldorf invite à lire l’écrivaine avec Lacan. Elle montre que le dialogue entre littérature et psychanalyse, établi et entretenu par Hélène Cixous au fil de ses écrits, vise à interroger la question de la nomination, l’acte de nommer, et les limites du langage et de la création poétique. L’acte d’écriture se mêle à l’énigme du sujet dans son rapport au désir. Le lecteur se trouve alors amené dans les coulisses de la structure du langage, là où vivent les mythes freudiens, revisités au gré des constructions dans des récits de la jouissance de "lalangue" dévoilant un pan discret d’une jouissance de la féminité "autre".

Docteure en sciences du langage et diplômée du master 2 de psychanalyse, France Dupuis Zeldorf est psychanalyste à Annecy en Haute-Savoie.

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Patricia Gherovici : Lacan dans le ghetto. Psychanalyser le "syndrome porto-ricain"

Le bord de l'eau - Mars 2016  -Coll. PSSP


Une psychanalyste argentine de formation lacanienne traite des patients du ghetto hispanique aux USA souffrant d'hystérie et dénonce la politique raciste de la santé publique ― elle travaille ainsi entre psychanalyse, anthropologie urbaine et histoire post-coloniale, ce qui n'a jamais été fait auparavant.

Patricia Gherovici exerce la psychanalyse à Philadelphie et à New York. Elle est aussi l'auteur de Please Select Your Gender : From the Invention of Hysteria to the Democratizing of Transgenderism (2010) et Psychoanalysis Needs a Sex Change : Lacanian Approaches to Sexual and Social Difference (2016). Cet ouvrage est le premier titre traduit en français.

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René Kaës : L'idéologie - l'idéal, l'idée, l'idole

Dunod - Mars 2016 - Collection : Psychismes


Cet ouvrage est l'occasion pour René Kaës de présenter le point de vue psychanalytique sur l'idéologie. Il montre la permanence de l’idéologie comme position mentale. La toute-puissance de l’idée, l’emprise des idéaux radicaux et la transformation de la croyance en idole en sont la consistance psychique de base.
Dans un contexte culturel et géopolitique actuel en profonde mutation, René Kaës nous offre les outils conceptuels pour analyser les effets des nouvelles idéologies sur l'espace psychique.

René Kaës est professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique à l’université Lyon 2, psychanalyste

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mardi 1 mars 2016

Graciela Trabajo : A propos de la psychanalyse et de la pédagogie. Variations sur l'Autre

L'Harmattan - Février 2016 - La philosophie en commun


L'enfant ne peut pas vivre sans l'amour, sans l'entourage, et sans l'Autre. L'objet a et les statuts de l'objet amènent le clinicien à considérer les trois dimensions limites de l'impossible. Éduquer et guérir sont deux champs différents, pourtant, le débat reste toujours ouvert quoique, il soit presque oublié aujourd'hui. Notre travail en institution nous exige un engagement et une réflexion approfondie sur ce qui a marqué le début de la psychanalyse, c'est l'objet principal de ce livre.

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